dimanche 18 novembre 2007

Assassin's Creed


Editeur: Ubisoft
Développeur: Ubisoft Montréal
Plateformes: PS3, XBOX 360.
Date de sortie: 16/11/2007.
Genre: GTA historique avec des bouts de Hitman.
Site officiel
Version testée: Version complète PS3.


Le pitch: Jerusalem, 1191. La troisième Croisade fait rage. Vous êtes un hashshashin, un assassin oriental qui, après avoir bien foiré une précédente mission, doit retourner dans les grâces de ses supérieurs...

Le contexte
: Rarement, voire jamais à ma connaissance, un jeu n'a abordé le thème sensible des Croisades. Assassin's Creed présente en outre les choses sous l'angle d'une 'guilde' d'assassins, ce qui peut éventuellement donner un scénario à la hauteur des graphismes qui, à ce qu'on a vu dans les previews, semblent impressionnants. Bon, là, je fais de ma gueule, mais les Croisades, j'y connais absolument que dalle, alors hop, petite séance de rattrapage... Voilà, j'ai tout pigé! Saladin, malgré un patronyme évoquant plus une composition laitue-carottes Bonduelle qu'un chef de guerre musulman, vient de reconquérir Jérusalem. De son côté, Richard Coeur-de-Lion, malgré un surnom fleurant bon le mauvais camembert industriel, est peu emballé par la situation, et s'apprête à lui assaisonner la gueule à coup d'épée à deux mains, fauchant au passage tout infidèle dans le chemin. En gros, à l'époque déjà, tous les grands groupes religieux se mettaient sur la tronche pour des prétextes futiles. On n'a décidément rien inventé.

0:05 Loooongue installation du jeu... 'Ce jeu est inspiré de faits et personnages ayant existé. Ce jeu a été développé par une équipe (...) de cultures et croyances diverses'. Ils marchent sur des oeufs, chez Ubi!

0:06 Cinématique d'intro: une pendaison se prépare, mais notre bon assassin intervient, dégomme le bourreau à l'aide d'une lame dans sa manche. A un moment, on voit en surimpression une molécule chimique du genre de celles qui dépassent mon entendement (typiquement, là, je vois juste deux extraterrestres qui me fixent avec leurs grands yeux tristes. En-dessous, on explique leur mode de reproduction, qui semble dégager du Chlore. Ma compréhension de la chimie s'arrête là).
Par instants, aussi, l'image se brouille, comme si une caméra déconnait. C'est bizarre, tout ça, au XII° Siècle. Anachronisme voulu ou pas?

0:09 Après une courte séance injouable et bizarre où toutes les commandes défilent beaucoup trop vite que pour les retenir, je me réveille... sur une table d'opération. Dans un gratte-ciel moderne, avec des laptops! Soit nos amis d'Ubi Montréal ont fumé le linoléum, soit ce jeu commence avec un twist scénaristique d'envergure.

0:12 Twist!! Vous êtes un barman détenu de force pour une expérience scientifique. En effet, il paraît qu'en étudiant les gênes d'une personne, on peut non seulement récupérer ses souvenirs mais aussi ceux de ses ancêtres. Et il se fait que notre barman a un ancêtre, Altaïr, qui était assassin au XII° Siècle. Pourquoi veut-on récupérer ses souvenirs? Mystère...

0:21 S'ensuivent, durant 10 minutes, une série de tutorials dans un environnement cybernético-nuageux (ben ouais) où on apprend notamment à se déplacer sans bousculer les passantes avec un vase sur la tête (c'est utile, ça?) ou encore comment se planquer dans un refuge pour éviter les gardes. Ok, chuis prêt!

0:23 Première mission, avec 2 acolytes, dans le temple de Salomon. On va tenter de chouraver le Trésor des Templiers (ouais, ça commence fort). Mais avant tout, ils commencent par me rappeler les trois commandements du crédo de l'assassin (Kill! Kill! Kill! , non? Bon):
- ne jamais tuer d'innocent,
- agir avec discrétion,
- ne jamais compromettre la fraternité.
Ca roule!

0:25 Ca commence bien. Je dérouille un innocent, c'était trop tentant, et je me fais déjà engueuler par les deux rabat-joies. Je les buterais bien aussi, histoire d'avoir les coudées franches, mais 2/3 de crédo bousillés en 2 minutes, c'est peut-être pas une super idée.

0:27 Le chef des Templiers, Robert De Sablé, apparaît au loin. Malgré un nom qui sonne comme un biscuit sec néerlandophone, il est l'ennemi numéro 1 de notre guilde. Mes acolytes, toujours fortiches pour se planquer dans un coin, me déconseillent d'attaquer, mais on y va quand même. L'assaut foire lamentablement, mes frères meurent, et je m'enfuis automatiquement, sans le trésor ni avoir touché 'le Biscuit'. Super.

0:34 J'arrive ensuite dans la ville de Masyaf, le havre des assassins. Et là, c'est la toute grosse claque dans la gueule! C'est simplement la ville la plus belle, la plus crédible de l'histoire du jeu vidéo! Masyaf est construite à flanc de colline, et les routes escarpées sont magnifiques. La ville grouille de passants, et toutes les 100 ou 200 maisons qui la composent sont uniques et reconnaissables. Je me balade pendant 5 minutes, le temps de piger où je dois aller, et je n'ai jamais rencontré deux textures identiques. C'est somptueux! Evidemment, c'est très exigeant pour le hardware, et la fluidité est un peu moins bonne qu'avec Ratchet, par exemple. Mais c'est parfaitement jouable, sans aucun problème.

0:40
Je dois me rendre en haut de la forteresse, rencontrer Al Mualim, mon boss. Il m'attend dans la bibliothèque du château (qui est, elle aussi, criante de vérité). Je me fais engueuler pour avoir fait foirer le vol du Trésor et l'assassinat de Robert De Sablé. Heureusement, un de mes acolytes a survécu et a réussi à voler ce Trésor! En résumé, je suis une grosse merde incompétente, et je vais devoir gravir tous les échelons à nouveau (on me retire mes armes et ma barre de vie descend solidement). Hu-mi-lié!

0:50 Bien entendu, les Templiers sont un peu colère après ce vol, et ils viennent tout péter à Masyaf. Dans les rues, c'est vraiment 'panique au village!', les civils cavalent dans tous les sens, apeurés, alors que je tente de repousser les Templiers.

0:54 Malgré mes efforts, les Templiers sont au pied de la forteresse. Al Mualim, mon chef, m'ordonne, pour faire diversion, de m'installer sur une planche en haut d'une tour. Il prétend à Robert De Sablé que ses hommes n'ont pas peur de mourir, et me dit de m'élancer! Ouais mais non, j'ai un peu la trouille, tout de même!

0:56 Bon, ce n'est qu'un jeu, je m'élance! Je vooooole! Et paf!! On avait disposé des bottes de paille pour faire croire à un sacrifice! Le plan est le suivant: les Templiers me croient mort, donc je peux escalader la falaise, jusqu'à un refuge rempli de troncs d'arbre attachés. Si je romps l'attache, ces rondins vont écraser l'armée de Robert!

1:02 Bon, l'escalade, c'est pas évident, et je crève deux, trois fois dans le fossé. Mais j'arrive enfin en haut, et je libère les troncs, qui fauchent une bonne partie de l'armée des Templiers, qui fuit! Ca devrait me faire remonter dans l'estime de mon boss...

Vais-je continuer à y jouer? Oui.

Pourquoi? Si la petite ville de Masyaf est déjà impressionnante, je me réjouis de voir ce que donneront Damas et Jérusalem. J'ai le sentiment d'avoir à peine effleuré le contenu du jeu, mais le scénario semble très solide, avec l'intrigue au XII° siècle et les implications pour notre pauvre barman séquestré. En résumé, on s'y croit à fond!



Note: entre la rédaction de ce test et ce lundi, 3 jours se sont écoulés. 3 jours d'Assassin's Creed intensif, que je viens de terminer. Ouaip, il est vraiment très bon, mais la première heure, décrite ci-dessus, est, pour une fois, assez peu représentative des mécanismes de jeu. Donc, en quelques mots et sans gâcher votre plaisir, sachez juste qu'il y a un certain nombre de personnages importants à assassiner pour faire progresser l'histoire. Pour ce faire, il faut se rendre en ville. Les villes sont encore cent fois plus impressionnantes que Masyaf, c'est vraiment un bonheur. Là, il faudra observer les environs, en grimpant au sommet de minarets, tours et autres points élevés. Vous identifierez des sous-missions à remplir pour en savoir plus sur l'homme à abattre, et comment procéder pour y arriver discrètement. Une fois que vous estimez en savoir assez, l'assassinat proprement dit peut commencer, c'est en général une mission plus longue et plus compliquée.

Alors oui, le jeu a quelques petits défauts: certaines sous-missions sont un peu répétitives, et je trouve qu'il y a un peu trop de combats au sabre pour un jeu censer prôner l'infiltration. Et aussi, bizarrement, certains gardes buggés parlaient allemand au lieu de français. Ca a donné une petite ambiance Castle Wolfenstein assez déplacée. Mais durant ces 3 jours, jamais je n'ai su lâcher Assassin une seconde, alors que Crysis et Super Mario Galaxy piaffaient d'impatience. Ca veut tout dire. Vivement la suite!

jeudi 15 novembre 2007

Ratchet & Clank: Opération Destruction



Editeur: Sony
Développeur: Insomniac Games
Plateformes: PS3.
Date de sortie: 07/11/2007.
Genre: Plateformes 3D.
Site officiel
Version testée: Version complète.


Le pitch: Equipé d'un arsenal aussi farfelu que pléthorique, montrez-vous à la hauteur de la quête qui vous attend dans tous les recoins de la galaxie.

Le contexte
: Ratchet & Clank sont deux héros passablement attachants qui sévissent sur les plateformes de Sony depuis 5 ans, et le principe est relativement immuable: un jeu de plateformes en 3D avec un nombre impressionnant d'ennemis et de caisses à massacrer pour récupérer des boulons, sorte de monnaie locale qu'on pourra utiliser pour acquérir de nouvelles armes et gadgets. Ratchet est un Lombax, une créature poilue qui fait le gros du boulot, tandis que Clank est un petit robot qui passe la majorité de temps à glandouiller sur le dos de son pote en attendant un des rares moments où il recevra quelque chose à faire.
Pour le passage à la HD, Ratchet&Clank semble superbe, et en attendant toutes les vraies perles qui devraient sortir cette semaine (Crysis, Assassin's Creed, Mission Equitation : Sur La Piste Des Appaloosas, Super Mario Galaxy), je suis bien content d'essayer ce petit jeu assez prometteur.

0:02 Le setup peut prendre 100 secondes, m'avertit la PS3. De fait, je contemple deux roues dentées tourner pendant 2 minutes. Même si j'ai déjà connu pire, ce ne furent pas exactement les deux minutes les plus trépidantes de ma vie...

0:04 Petite cinématique d'intro, et on est directement bluffé par la qualité graphique: la profondeur de champ, l'animation des personnages, la fourrure de Ratchet (ouais, j'aime mater les poils, et alors?)...

0:06 En gros, le capitaine Qwark nous invite vers sa planète car il est attaqué par des Cragmites. Je ne saisis pas très bien si Qwark est un ami ou un ennemi, car nos deux héros hésitent à le rejoindre... Il est probablement un personnage important d'un épisode précédent, mais bon, le dernier vrai épisode date de 2004, et comme les scénarios n'étaient pas franchement mémorables, je ne me rappelle de rien. Note aux créateurs de jeux vidéo: entre deux épisodes de vos produits,
de notre côté, la vie continue, on joue à d'autres jeux, et il *peut arriver* qu'on perde le fil de vos superbes scénarios truffés au Lombax, Qwark, Cragmites et sauvetage de l'Univers. Déjà que j'ai du mal à les distinguer de Jak et Daxter...



0:07 Bref, on part à la rencontre de Qwark, mais tel Antoine Maréchal, dès le premier virage, Ratchet plante le vaisseau spatial et on est bons pour se taper le trip à pied.

0:09 Premiers ennemis, c'est de l'archi-classique: clé à molette (bouton Carré) et armes à feu (bouton O). Les cadavres et des caisses libèrent des flopées de boulons: en deux minutes, j'en suis déjà à 600 boulons!

0:11 Je dispose de deux armes à feu: un pistolet simple et un lance-grenade. A noter que la visée se fait automatiquement, ce qui rend les choses assez faciles. Et pas moyen de modifier quoi que ce soit dans les options...

0:14 Aïe! Je suis mort en tombant par inadvertance d'une plateforme... Argh! On recommmence depuis le début, avec tous les ennemis respawnés!

0:19 Bon, quand on connaît le niveau, ça va très vite de tout refaire. Ensuite, un grand classique des R&C: le grind sur barre métallique. Par endroits, il faut sauter pour éviter un obstacle, mais ça reste trop facile. C'est vraiment un jeu tous publics, et si cette séquence vous a donné du mal, il est grand temps d'envisager une réorientation loin du jeu vidéo.

0:22 Je dois courir sur une longue passerelle suspendue, qui s'effondre derrière moi. La caméra passe en vue du dessus, c'est relativement stressant et graphiquement superbe. Voir la PS3 offrir une telle qualité graphique redonne un peu d'espoir en son avenir...

0:28 Suivant l'adversaire devant moi, je jongle sans problème avec les armes.
Après une petite demi-heure, je sens bien que je commence à accrocher...

0:34 Une séquence utilisant la Sixaxis: en chute libre, il faut diriger Ratchet en inclinant la manette... Ca marche, certes, mais c'est assez inutile en fait.

0:40 A la fin de la première planète, nous rencontrons le grand méchant de cet épisode, Perceval Tachyon. Clank exprime à voix haute mes pensées: 'Quoi!? Vous vous appelez Perceval? Uh uh uh...'

0:42 Assez décevant. Je m'attendais à un combat, mais non. Ratchet envoie un gros coup de pied dans les couilles de Perceval, et on profite de la confusion pour piquer un vaisseau et se tirer rapidos. Ah non, autant pour moi... Le jeu est PEGI 7+, c'était donc probablement un coup au tibia.

0:44 On voyage vers une autre planète. Le vaisseau envoie un gaz pour endormir Ratchet pendant le trajet. Clank ricane, 'hé hé hé, les gaz de sommeil ne marchent pas avec les robots'. C'est alors qu'un gros gant de boxe sur ressorts sort du tableau de bord s'écraser sur sa tronche!
La part d'adulte rationnel qui traîne en moi ne peut s'empêcher de penser qu'il est tout aussi impensable d'assommer que d'endormir un robot... Mais dieu merci, elle est fortement minoritaire, et avant tout, cette scène me fait rigoler comme un crétin.

0:45 Deuxième planète, donc, Cobalia. Après la ville, nous voici à présent dans la jungle. Les ennemis sont organiques... mais libèrent toujours des boulons.

0:47 L2 pour strafer... De temps en temps, quand la situation l'impose, le jeu nous enseigne une nouvelle commande. C'est bien foutu.

0:49 Outre les boulons, il est aussi possible de ramasser des cristaux de Raritanium (ouais, les noms sont bien nazes) qui serviront à upgrader vos armes existantes (plus de dégâts, chargeur agrandi, zone d'effet élargie...). Il y aura probablement une vingtaine d'armes, chacune étant customisable selon ses envies. Ca laisse une belle liberté!

0:50 Voilà, j'ai amélioré ma première arme. Mon pistolet tire désormais plus fort et plus loin...

0:53 Par terre, je ramasse un bonus Jackpot: pendant une minute, je ramasse ENCORE PLUS de boulons! C'est pas comme si j'en manquais, j'en suis déjà à 26000...

0:56 Après la jungle, j'arrive dans le port spatial. Un contrebandier m'explique que je peux lui vendre des âmes contre... des boulons. Vendre son âme contre un peu de fric, j'ai pas besoin de jeux vidéo pour ça.

0:57 A noter que les voix sont fort bien doublées en français, c'est vraiement du bon boulot (à part Clank, qui a une voix qui m'énerve).

1:00 Je reçois à l'instant un gros flingue qui envoie des cubes de gel utilisables pour atteindre des plateformes plus élevées... Je suis curieux de l'essayer!

Vais-je continuer à y jouer? Oui!

Pourquoi? Sans trop pouvoir l'expliquer, j'ai pris pas mal de plaisir avec ce titre. Les animations sont parfaites, les environnements variés et splendides, et on a envie de se payer les nouvelles armes et les derniers gadgets. Il est juste regrettable que le niveau de difficulté soit si bas (et surtout, qu'on ne puisse pas le modifier dans les options). Si vous cherchez un challenge, passez votre chemin. Si vous attendez juste un bon moment, dans votre fauteuil, sans trop de tracas, Ratchet & Clank: Opération Destruction est un excellent titre. Ca reste quand même légèrement plus compliqué que de regarder un film. Enfin, en général...

dimanche 11 novembre 2007

Portal



Editeur: Valve Software
Développeur: Valve Software
Plateformes: PC, XBOX360.
Date de sortie: 9/10/2007.
Genre: FPS pacifique.
Site officiel
Version testée: Version complète PC.


Le pitch: En passant à travers des portails bleus et orange, vous devez rallier la sortie de 19 salles à la difficulté progressive.

Le contexte
: Valve vient de sortir une compilation, l'Orange Box, comprenant quelques nouveautés (Half Life: episode 2, Team Fortress 2 et Portal), et en cadeau Bonux, on rajoute
non pas un, mais deux produits, Half Life 2 et son Episode 1, c'est cadeau, especially for you, ça fait plaisir.

Avec Crysis qui s'apprête à ramener sa belle petite gueule d'amour dans une semaine, ce n'est clairement pas une super idée de se lancer dans les Episodes de HL2 (j'avais déjà, dans le temps, terminé HL2 avec plaisir). Mais
Team Fortress 2 s'est ramassé une volée de commentaires dithyrambiques, principalement chez ces chacals de Canard PC, les seuls à me rejoindre pour hurler à la face du monde que Halo 3 était légèrement faisandé, ce qui en dit long sur leur crédibilité.

A l'intérieur, Portal est un petit jeu qu'on attendait pas a priori, et qui a généré pas mal de hype (aspect puzzle game, gun original, générique de fin...), et donc, avant de me faire botter le cul en ligne sur TF2, goûtons à ce jeu apéritif.

0:08 Je vous fais grâce de tous les tracas d'installation de cette belle usine à gaz qu'est Steam, la plateforme de téléchargement communautaire de Valve. Oh, et puis non. J'avais déjà créé un compte lors de l'enregistrement de HL2, mais plus moyen de retrouver mon mot de passe, et comme j'ai changé d'adresse email entretemps, j'étais coincé. Et une fois les jeux installés, une flopée de mises à jour se sont mis en queue de téléchargement.

0:14 Bon, je commence enfin. Pas de cinématique, pas d'intro, juste le rigolo de chez Valve avec son robinet dans la nuque. On ne m'enlèvera pas l'idée qu'il y a des moyens moins radicaux pour soigner l'hydrocéphalie.

0:15 Je me retrouve enfermé dans une pièce avec un caisson sensoriel, des chiottes, et un poste radio diffusant de la musique de merde (coïncidence?). Ok, la chasse des toilettes fonctionne (avez-vous déjà joué à un FPS ne comportant pas de toilettes?). Après un compte à rebours égréné par une voix robotique mais néanmoins sensuelle, un trou s'ouvre devant moi. Ok, c'est un portail, mais je suis un peu troublé par le fait que je me vois à travers un autre portail...

0:17 Ok, j'ai déjà tout pigé. Quand on rentre dans un portail bleu, on sort par le portail orange associé. A part ça, je sors du niveau en déposant un gros cube sur un bouton, qui ouvre une porte. Lara Croft m'a tout appris, rrrrrr.

0:19 Après avoir pris l'ascenseur, je me retrouve dans une seconde pièce (déjà le deuxième niveau, et apparemment, il y en a seulement 19). Un portail orange envoie successivement vers 3 portails bleus, qu'il faut emprunter pour prendre un cube et le mettre sur un bouton, de nouveau. Rien de très difficile.

0:21 Graphiquement, c'est un peu le service minimum. nous sommes dans un monde aseptisé, aux textures répétées et simplistes. L'ambiance sonore, avec ce robot qui nous accompagne, est plutôt sympa.

0:22 Le jeu étant assez court, je ne vais pas vous gâcher éventuellement le plaisir en vous décrivant la marche à suivre à chaque niveau. Mais on ramasse assez vite un Portal Gun, qui permet de créer soi même les portails bleus où on le souhaite. Cool!

0:24 Excellent! Si on crée un portail bleu, le précédent est supprimé. On peut donc progresser en créant un premier portail, rentrer dedans, puis en créer un autre plus loin, et rentrer dans le portail orange par lequel on vient juste de sortir. Je n'avais pas réalisé qu'on peut rentrer dans les 2 types de portail...

0:27 'Conformément au protocole de test, vous ne serez pas surveillé dans cette pièce'.

0:29
'Conformément au protocole de test, nous vous avons fait croire que vous ne seriez pas surveillé dans cette pièce'. Les commentaires cyniques et intrigants de la robote ajoutent beaucoup à l'ambiance.

0:35 Outre moi-même, il est possible de faire passer des cubes et autres boules d'energie à travers les portails. Les énigmes se corsent donc un petit peu, mais j'avance tout de même rapidement. Je suis déjà dans la pièce 8/19...

0:37 'Le centre de test est au regret de vous informer que ce test est impossible à résoudre. Nous nous excusons pour les désagréments causés par cette situation...' Euuuh?

0:40 Djûûû, il est vraiment impossible?

0:42 Ah non, j'ai trouvé! Mais les puzzles du jeu se corsent...

0:45 Encore un mot sur les portails: ils conservent l'énergie cinétique. Autrement dit, si vous sautez de très haut dans un portail, vous serez catapulté à la sortie de l'autre... Ca laisse entrevoir des possibilités bien fun!

0:46 Aaaaahh! Je viens d'améliorer mon Portal Gun! Il peut à présent créer des portails des deux couleurs. Liberté totale!!!

0:48 Je peux enfin essayer ce qui me tente depuis une demi-heure... Un portail au plafond, un autre à mes pieds... et zou, chute infinie!! Inutile, mais quel pied!

0:50 Un peu plus tard, CRASH! Mon PC plante. Il faut dire que Steam m'avait conseillé de mettre à jour mes drivers NVidia, et j'avais fermement décliné l'invitation.

0:58 Voilà, mon système est à jour! Le niveau (14/19, quand même) ne plante plus...

Vais-je continuer à y jouer? Oui!

Pourquoi? Déjà, ce serait ballot de laisser tomber à 5 niveaux de la fin. Ensuite, chaque niveau ajoute un petit élément de réflexion supplémentaire, ce qui rend le package fort addictif! Portal est vraiment une très bonne surprise.

Evidemment, la durée de vie est famélique. [J'ai continué en une traite, et il m'a fallu moins de 3 heures pour en venir à bout, installation, prise de notes et crash compris] N'achetez pas l'Orange Box juste pour ça, c'est nettement trop cher. Il est aussi en vente sur Steam à $19.95, et dans l'état actuel, c'est aussi un poil trop onéreux. Mais il y a fort à parier que les moddeurs vont rapidement s'emparer de la bête et nous pondre de nouvelles cartes, car les principes du jeu méritent vraiment de s'y attarder.


Note: en achetant l'Orange Box, j'ai reçu Half Life 2, que j'avais déjà acquis auparavant. Dans ce cas, Steam permet, et c'est plutôt pas mal, d'offrir une version téléchargeable de Half Life 2 à un ami. Comme tous mes lecteurs sont mes amis, si vous ne possédez pas Half Life 2 et que vous souhaiteriez le recevoir, mettez un petit message en commentaire. Y a pas d'arnaque: c'est Half Life 2 en version complète, téléchargeable via Steam, complètement gratos. Si ça c'est pas un putain de bon blog...
En milieu de semaine prochaine, si plusieurs personnes sont intéressées, je ferai éventuellement un tirage au sort. (mais si un commentaire me fait rire ou m'interpelle particulièrement, je vous le dis de suite, le tirage sera dirigé, pire qu'à la FIFA). Good luck!


jeudi 8 novembre 2007

Colin McRae: Dirt



Editeur: Codemasters
Développeur: Codemasters
Plateformes: PC, PS3, XBOX360.
Date de sortie: Juin 2007.
Genre: Rallye crasseux.
Site officiel
Version testée: Version complète XBOX360.


Le pitch: Entamez une difficile carrière de pilote de rallye au bas de l'échelle...

Le contexte
: Visiblement plus à l'aise au volant d'une Subaru WRC qu'aux commandes de son Squirrel, Colin McRae nous a quittés peu après la sortie de ce jeu. Comme il paraît que c'était un chic type, je vais, autant que possible, lever le pied avec les allusions graveleuses du style: 'on se fait chier à mourir' ou 'Dirt, le jeu de la mort qui tue', c'est selon.

Les Colin ont toujours plus ou moins fait référence dans le microcosme des jeux de rallye, et ça fait 9 ans que ça dure, mais comme ce n'est pas trop mon créneau a priori, je pourrai difficilement comparer. Lançons le test, on verra bien.

0:02 Une intro très nerveuse montre un trounçon de Pikes Peak, une course de côte impressionnante, puis enchaîne avec des buggys à la Motorstorm, et se termine par un crash. Joli.

0:04 Moins joli, par contre, la voix off quand on entre dans le menu principal. Je cite: 'Que du bon, que du fun, tu n'as plus qu'à faire ton choix!!'. Là, c'est encore rien, mais moi j'ai le son en bonus. Ils ont dû en sillonner, des kermesses de village, pour dénicher un vainqueur pareil!

0:05 La navigation dans les menus nous rappelle que Minority Report n'est pas si utopique que ça. Des panneaux en 3D défilent très classieusement, tandis que notre préposé auto-scooters de la foire de Gougnon-Ouest en remet une petite couche pour le plaisir: 'Attention, il te faut à la fois avoir le bon look... et conduire comme un Dieu!'. Ok...

0:06 Carrière, championnat, World Rally...? Un petit mode carrière me tente le plus. Une pyramide apparaît devant moi: 10 épreuves au niveau 1, 9 au niveau 2, etc... jusqu'au sommet.
Parmi les épreuves disponibles du premier niveau, il y a du Rallye, du Rallye Raid, une Super Spéciale et du C.O.R.R... Je vous mentirais bien, mais non, pas la moindre idée de ce que les deux dernières épreuves signifient. Allez, essayons le C.O.R.R. (Concours d'Onanisme pour Radiologues Rubiconds?)

0:07 Il y a 5 niveaux de difficulté, je prend le deuxième plus facile. Une victoire me rapporte 200.000€; si j'avais pris le mode pro, j'aurais pu empocher 350.000€...

0:08 J'ai à présent le choix entre une bagnole par défaut, une espèce de 4x4 Chevrolet, et acheter une caisse. La bagnole par défaut, pour à peine 10.000€, je peux changer sa peinture. Non, ça va aller, merci.

0:10 C.O.R.R, c'était Championship Off-Road Racing, en fait. Autant pour moi. Une course de terre sur circuit fermé à 8 bagnoles. Avant la course, je peux régler la voiture (réglages très complets, mais j'ai pas trop envie de m'emmerder avec ça pour le moment...), et faire un petit tour de reconnaissance du circuit.

0:12 Graphiquement, c'est pas mal, mais je trouve juste que les effets de flou face au soleil sont exagérés. Mais bon, je pinaille un peu, et parfois, j'ai tendance à oublier d'où je viens.

0:14 J'aime en général jouer en vue intérieure, mais là, y a pas de pare-brises, juste un grillage qui barre toute la vue! Le réalisme, je ne suis pas contre, mais faut pas exagérer...

0:15 Fin de mes tours d'entraînement, et 1° 'accomplishment' XBOX360: 15 points car j'ai fait, apparemment, un saut de 20m...!? 20m? Ca m'étonnerait quand même beaucoup.

0:19 Course proprement dite, 2 tours: je dépose tout le monde au départ, et prends un peu le large... Mais à la fin du premier tour, je foire un virage et je viens heurter des gros plots de béton. Marche arrière, et je repars sans casse, mais 2 bagnoles m'ont dépassé... En fin de deuxième et dernier tour, je fais l'intérieur à un gars pour terminer 2°... J'empoche 150.000€ pour ma peine. Facile!

0:21 Mon meilleur tour est 0:52.30; sur le Live, le record est de 0:40.94. Y a de la marge.

0:23 Tentons à présent une course de rallye... Ici, on se bat seul contre le chrono, pas d'adversaires à dépasser. Enfin, seul... Y a quand même votre copilote, qui vous balance sans cesse des phrases incantatoires du genre '40 droite 4 sur crête, 80 gauche 2 sur droite 4'... Passé les premiers instants de surprise, où je croyais qu'il était en train de me révéler la combinaison du coffre RTL, j'ai pigé qu'il me donnait la distance et la scherpitude du prochain virage (ouais, c'est un néologisme mâtiné de belgicisme). Pas de grosse flèche rouge, comme dans d'autres titres, ici il faut tendre l'oreille pour ne pas louper la masse d'infos qui déboulent. C'est assez exigeant, mais super réaliste. [on peut cependant activer une grosse flèche rouge dans les options, mais c'est vraiment pour les losers.]

0:25 Je termine la reconnaissance de l'étape... Graphiquement, c'est nettement mieux dans la campagne anglaise que sur terre. La profondeur de champ est impressionnante, et malgré la vitesse, le niveau de détails est très élevé.

0:27 Et le plaisir de conduire, il est présent? Disons que c'est quand même assez arcade, ce qui choque un peu quand on voit le réalisme poussé du copilote. On est loin du sérieux des Forza, mais on ne s'approche pas non plus du fun de Motorstorm...

0:30 Et je gagne la course! Bon ok, je me suis d'abord crashé une fois, et j'ai recommencé. Pas ma faute si la reconnaissance n'a pas suivi le même tracé que la course réelle!! Quand une belle ligne droite sur 300m se transforme en virage serré, ah bah ouais, c'est le platane.

0:32 200.000€ en poche, la vie est belle. Quelques nouvelles épreuves se sont débloquées dans la pyramide carrière. Essayons une super spéciale, à présent...

0:35 Les circuits de SS (désolé) sont prévus pour que 2 pilotes s'affrontent en tête-à-tête, sur des pistes parallèles. Il y a une demi-finale, puis la finale... Bref, comme pour les rallyes, pas de dépassements possibles (à moins d'aller très trèèès TRES vite!). Je sais que la discipline est comme ça, mais je préfère quand même les courses pare-chocs contre pare-chocs, à faire l'aspi pour passer à l'arrache en fin de ligne droite...

0:39 Voilà, j'ai gagné la demi-finale puis la finale. Il va être temps de monter le niveau de difficulté.

0:45 Pour faire un peu le tour des épreuves, je me termine avec un rallye raid. C'est en fait une course à 6 sur une espèce de Paris-Dakar du pauvre avec toutes sortes de véhicules. Je pars en tonneau, et comme j'avais rehaussé la difficulté, je termine 6ème et dernier. 'Bravo, super pilotage!' me dit l'animateur sans une once de cynisme...

0:51
Il me reste un peu de temps pour essayer le Live. Je me connecte, et il n'y a qu'une seule session disponible. Une dizaine de joueurs, qui s'affrontent en rallye. Chacun fait son chrono dans son coin, puis on compare les scores et on attribue les points. 5 ou 6 joueurs ont déjà fait une bonne dizaine de courses, donc ils sont quasi irrattrapables aux points. Mouais. Y a pas de lag, forcément, mais pas trop d'intérêt non plus...


Vais-je continuer à y jouer? Non.

Pourquoi? On ne peut pas dire que CMR:Dirt soit mauvais. Loin de là. Mais il est moins fun que Motorstorm, moins arcade que Need For Speed: Most Wanted, moins pointu que Forza Motorsport 2 et moins prenant que F1 Championship Edition. Ok, il est beau... mais y a pas la place pour un cinquième jeu de bagnoles chez moi. Et j'ai un peu de mal, aussi, avec le fait que beaucoup de courses se jouent seul contre le chrono. Ok, bien sûr, c'est ça le rallye... Le problème vient peut-être de moi, alors.

samedi 3 novembre 2007

Crysis



Editeur: Electronic Arts
Développeur: Crytek
Plateformes: PC.
Date de sortie: 16/11/2007.
Genre: Shooter de luxe.
Site officiel
Version testée: Démo Solo.


Le pitch: 2020. Un astéroïde d'origine non-identifiée s'est écrasé en Corée du Nord. Les frontières coréennes étant aussi hermétiques qu'aujourd'hui, l'armée US, dans sa sempiternelle recherche de la paix mondiale désintéressée, va donc envoyer une équipe ultra-secrète pour enquêter illégalement sur cet objet. Naturellement, tout bridé dans le chemin de la liberté sera irrémédiablement traité comme dommage collatéral.

Le contexte: Far Cry, en 2004, avait explosé nos rétines avec des décors en extérieur somptueux et un gameplay où l'observation se mêlait parfaitement avec l'action violente. Pour le faire tourner au maximum de ses capacités, j'avais d'ailleurs dû investir dans un nouveau processeur, donc une nouvelle carte mère, donc une nouvelle carte graphique, donc de la nouvelle mémoire, bref un nouveau PC, mis à part, grosso modo, l'écran, le clavier et la souris.

4 ans plus tard, Crytek nous sort une suite officieuse qui s'annonce ex-cep-tion-nelle. Mais bon, restons calme, on voit assez rarement les PR guys nous déclarer que 'selon toute attente, cette suite devrait s'annoncer merdique et sans intérêt'. Une démo solo vient de sortir, qui devrait nous permettre de nous faire un avis.

0:02 Quelques recommandations sur l'âge minimal apparaissent à l'écran: 16+ selon PEGI, et 17+ pour l'ESRB. Faut se mettre d'accord les louloutes. De toute manière, tout le monde sait qu'il convient de diviser ce nombre par 2. Non, Cédric, pas de Crysis avant 8 ans, je sais, c'est horrible!

0:03 Une petite cinématique plutôt bien foutue nous montre que nos soldats sont équipés d'une combinaison qui augmente l'armure et les capacités du soldat. Je connais des niakoués qui vont morfler!!

0:08 On saute en parachute, mais mon parachute ne s'ouvre pas! Heureusement, ma combinaison magique amortit ma chute et je suis indemne... Ben voyons. Avec Halo 3, c'est la deuxième fois ce mois-ci qu'on me sert la super-chute sauvée par la super-combinaison...

0:10 La combinaison se commande avec le bouton du milieu de la souris. Elle ouvre un menu circulaire qui permet d'activer les différents modes: armure, vitesse, invisibilité, puissance, et un menu de réglage des armes. Les différents modes consomment de l'énergie; p.ex. sprinter en mode 'vitesse' est incroyablement rapide,etc. C'est très ergonomique.

0:12 J'arrive à un campement coréen. J'active le mode visée avec le bouton 2 de la souris, puis je descends un ennemi. Mais deux autres me tombent dessus! Je bats en retraite, car j'essuie un feu nourri. Comme beaucoup de shooters récents (Gears of War, Halo 3), la barre de vie se regénère automatiquement au bout de quelques instants. Et comme à chaque fois, ça m'énerve... Cela enlève toute la tension du jeu (et pourtant, je joue en mode difficile).

0:15 Je reviens à la charge, vide mes chargeurs sur les 2 faces-de-citron restants et ramasse leurs flingues. Lors de la fusillade, j'ai involontairement cisaillé un palmier, qui s'est effondré par terre de manière bluffante. J'ai assez bien de munitions, donc je m'amuse un peu à élaguer cette belle plage coréenne...

0:17 Après un quart d'heure, je peux évoquer les graphismes du jeu. Ils sont effectivement splendides. La végétation est magnifique, le rendu de l'eau est superbe, les animations sont parfaites.... En tout cas, sur mon PC (Dual Core 6400, GeForce 8800 GTX, 2GB de Ram), Crysis roule peinard en 1280 x 1024, avec les détails en Medium. J'ai essayé de mettre les détails en high, et ça reste encore très jouable, sans trop de saccades... Quel soulagement, déjà, d'être à présent certain que Crysis me coûtera 59€, et non pas 1059€.

0:21 Le scénario avance... Il y a autre chose que des coréens qui foutent le bordel sur cette île. Un collègue, codename Aztec, s'est fait étriper par quelque chose 'qui n'a rien d'humain'... Je dois à présent dégommer un jammer GPS, protégé par un navire garde-côtes, une jeep avec tourelle mitrailleuse, et un camp bourré d'ennemis. Régénération ou pas, il va falloir y aller mollo.

0:23 Comme dans Far Cry, j'ai repéré la plupart des ennemis avec mes jumelles, et ils restent indiqués sur la carte par la suite. J'essaye ensuite la méthode 'infiltration': en mode invisibilité, je descends vers le jammer sans me faire repérer. Tout se déroule nickel, jusqu'au moment où ma combi tombe à court d'énergie, et pouf!! Je redeviens visible en plein milieu du camp! Aaaaaah! C'est la panique, tout le monde me tire dessus, je cavale en zigzaguant vers la montagne... Ouf, sauvé. Quelques ennemis m'ont suivi, mais je les élimine sans trop de problèmes.

0:31 Cette fois-ci, je gère bien ma combi: invisibilité, puis se cacher dans un coin, recharger l'énergie, puis repartir invisible. Je liquide le camp, puis le garde affecté à la tourelle de la jeep. Je prends possession de la jeep, mais je ne parviens pas à utiliser la tourelle?!
Ok, en fait, les touches 1,2,3 et 4 servent à s'installer à un des postes de la jeep. Contrairement à Far Cry, on ne peut pas tirer et rouler simultanément... [en fait, c'est apparemment possible en mode facile et normal, mais pas en difficile] A l'aide de la mitrailleuse lourde, je fais exploser le bateau qui me tournait autour.

0:40 Attiré par la beauté de l'eau, je décide de nager un peu... Les reflets du soleil au fond de l'eau sont assez incroyables! Quand je sors de l'eau... une jeep m'attend et fait cracher sa tourelle! Quel con! Je me planque derrière un rocher, puis je descend l'opérateur de la tourelle. Le pilote de la jeep sort alors de son véhicule, mais je le fauche facilement.

0:43 Je vole la jeep, et je tombe sur un barrage routier. J'écrase deux des trois soldats, et le troisième tombe sous mes balles. La mitrailleuse lourde fait un cliquetis réaliste quand elle est en surchauffe. Enfin, réaliste, je veux dire... Je ne suis pas vraiment un expert en mitrailleuses lourdes, mais ça se rapproche fort de mes référentiels en la matière, Soldat Ryan et Band of Brothers. Ensuite, dans l'écouteur, on me conseille d'avancer discrètement, car le coin est truffé d'ennemis. Rien ne m'y oblige, mais j'abandonne la jeep pour continuer à pied dans la végétation touffue...

0:47
Putain!! Les niaks m'envoient des grenades dans la gueule, à présent! Quand elles détonnent à proximité, le son est sec et inquiétant, la vue se trouble et se remplit de débris... L'effet est vraiment hallucinant! (mais ça fait très mal)

0:51 A la jumelle, je repère une patrouille. Je la contourne avec l'accélération max, puis en mode invisible, je fais les derniers mètres... Puis je dégaîne! Quand on tire, évidemment, on redevient visible, mais ces deux-là n'auront rien vu venir! Ca fait plaisir.

0:59 Après avoir trouvé des grenades à fragmentation, je m'approche d'un campement... Par précaution, je balance une grenade dans le premier baraquement, une cabane en tôle ondulée... Blam! Les tôles ondulées volent dans tous les sens, et la baraque s'effondre sur elle-même de manière très satisfaisante...

Quoi, déjà une heure !?

Vais-je continuer à y jouer? Oui, et j'achèterai le jeu sans hésitation.

Pourquoi? Crysis semble être tout ce que Halo 3 n'est pas. Une réussite graphique et sonore, un gameplay inteligent et stressant, un armement extrêmement bien modélisé, bruyant, authentique et nerveux, et surtout, un plaisir de jeu énorme dès les premiers échanges de tir. Avant de lâcher vos précieux deniers, assurez-vous tout de même que votre PC sera d'attaque pour ce superbe voyage dans la jungle coréenne.


Legal Disclaimer (avant de me ramasser les yakuzas, ou pire, Familles de France, sur la tronche): le test ci-dessus est parsemé de termes péjoratifs pour nos amis d'outre Mekong. Loin de moi l'envie de véhiculer des poncifs bassement racistes; ce n'était, évidemment, qu'un habile montage rédactionnel pour vous mettre plus profondément dans la peau d'un GI en mission. C'est bien simple: abstraction faite, éventuellement, de leur fourberie sans bornes et d'une taille moyenne qui prêterait immanquablement à rire si nous n'étions pas si bien éduqués, je suis persuadé que les Coréens feraient de très respectables convives pour vos soirées de gala. En revanche, jamais je n'oserais m'avancer à ce point en ce qui concerne un militaire américain.

mercredi 31 octobre 2007

Eye of Judgment



Editeur: Sony
Développeur: Sony
Plateformes: PS3.
Date de sortie: 26/10/2007.
Genre: Magic avec un soupçon de voyeurisme.
Site officiel
Version testée: Version complète PS3.




Le pitch:
Vous êtes un mage combattant à mort pour la domination, euh... d'un échiquier 3x3.
Avec des cartes à jouer. Et un napperon. Et une caméra.

Le contexte: Magic: the Gathering, si ça c'était pas un putain de bon jeu!! Fallait un portefeuille gros comme un bras à Maïté, mais quelle profondeur! Quel univers! Quelle complexité! C'était (et c'est toujours) brillant. L'excitation à l'ouverture d'un booster, les soirées entières à se demander si ce 4° Birds est vraiment indispensable dans le deck, à essayer de se représenter le métagame du prochain tournoi, et la sempiternelle recherche de l'excuse qui déchire de retour du tournoi... Que du bonheur! Et quand Magic Online est apparu, j'ai replongé dedans sans réfléchir. Ce fut encore meilleur. Aujourd'hui encore, je repense souvent à tous ces merveilleux moments... surtout en période de gastro !

The Eye of Judgment, quant à lui, est un jeu qui allie jeu de cartes à collectionner à la Magic et PS3 (c'est une exclu Sony, et ce sont d'ailleurs les voleurs de chez Wizards of the Coast qui sont derrière les deux jeux). Le lien entre les cartes physiques et la console? Une caméra! La Playstation Eye est capable de reconnaître les cartes qu'on dépose sur la table, et les modélise à l'écran. Sans rire.

Un Trading Card Game, une caméra, un concept novateur mais potentiellement foireux, pour un montant exorbitant? Autant de bonnes raisons pour que je me rue dessus comme un cuisinier coréen sur un chat errant!

-3:00 Première déception au magasin, lors de l'achat du jeu: ils n'ont pas reçu de boosters séparés... J'aurais bien directement acheté deux, trois packs supplémentaires, juste pour le plaisir de construire quelques decks différents.

0:02 De retour dare dare à la maison. J'ouvre la grosse boîte. Un starter pack de 30 cartes, et un booster additionnel... de 8 cartes?? Ils se font pas chier! Avec Magic, les boosters faisaient 15 cartes: 11 communes, 3 'peu communes' et 1 rare, appelées ainsi selon leur fréquence d'apparition dans les boosters (inutile de préciser que les rares étaient en général plus puissantes et mieux cotées sur le marché de la revente). Ici, 5 communes, 2 uncos, et une rare ou ultra-rare. Suis curieux de voir à quel prix ils vont vendre les boosters EoJ... (sachant qu'un booster Magic part à près de 4 euros.) Les cartes ont un look assez tristounet, avec de gros codes-barre en haut et en bas de chaque carte. L'illustration est assez petite et généralement peu inspirée.

0:03 Outre les cartes, et le disque, il y a la caméra, un pied en kit, et un tapis de jeu en tissu cheap, mais c'est déjà mieux que du papier. Malgré mon aversion viscérale envers toute tâche manuelle, je parviens sans problème à monter le pied, y fixer la caméra, et préparer le terrain de jeu. Je suis prêt.

0:08 Une belle introduction nous montre deux mages en train de se livrer un duel à coup de cartes (plutôt des grosses plaques genre 10 commandements). Sur un champ de bataille on voit l'effet des cartes se matérialiser. Classique, mais bien foutu.

0:10 J'ai vu des commentaires avertissant qu'EoJ est assez complexe. Je vais donc suivre les tutorials. Apparemment, ils sont composés d'une kyrielle de vidéos. Un bon café, et on se mate tout ça.

0:14 Même votre grand-mère saura jouer si elle se tape toutes les vidéos. Qu'entendons-nous par 'piocher une carte'? Où se trouve le nom de la carte? La totale... Le but du jeu:
sur le terrain, divisé en 9 zones, il faut occuper 5 cases à la fin d'un tour. Voilà, c'est donc un jeu de position, et non pas un jeu où il faut grignoter les points de vie du mage, à la Magic, Yu-gi-Oh ou encore Marvel. Version belge oblige, les cartes sont en anglais. Par contre, le jeu est en français.

0:18 Il y a 5 types de terrain: feu vs eau, terre vs forêt, et... biolithe (un terrain neutre, sans contrepartie). Les créatures aussi sont associées à un élément. Placez une bête de feu sur un terrain feu, et elle gagne 2 PV. Sur un terrain d'eau, par contre, elle perd 2 PV.

0:33 Vétéran de Magic, ce sont donc surtout les différences marquantes avec ce dernier qu'il importe de retenir: on reçoit d'office deux manas par tour. La mana se conserve de tour en tour, ce qui peut amener des choix intéressants. Quand une créature meurt, son créateur reçoit une mana. Là aussi, ça peut apporter de belles opportunités... Au fur et à mesure que les (loooongs) didacticiels défilent, je suis de plus en plus impatient de me lancer.

0:36 Un deck doit être composé de précisément 30 cartes. Cela veut donc dire qu'avec le jeu de base, il n'est pas possible de jouer à 1 contre 1!!! Il faut acheter au minimum 3 boosters supplémentaires! Généralement, on ne peut pas mettre plus de 3 fois la même carte dans son deck.

0:41 Autre chose, l'orientation des cartes a de l'importance. La plupart des cartes ne peuvent attaquer que devant elles, et parfois à 90° aussi. Et en outre, les créatures ont un côté faible (blind side), par lequel il est plus efficace d'attaquer.

0:45 Lorsqu'on invoque une créature, elle attaque automatiquement un adversaire dans son rayon d'action. Si celui-ci survit, il peut lancer une contre-attaque (chaque créature a un nombre de points de vie, et un nombre de points de dégâts). Les tours suivants, il faut payer un coût d'activation (qui peut être différent du coût d'invocation) si on veut à nouveau attaquer avec cette créature... Ouais, c'est *un peu* plus complexe que Yu-Gi-Oh... Tant mieux.

1:03 Ouf... J'arrive enfin au terme des vidéos... Et pourtant! Parmi les mots-clé rencontrés sur les diverses cartes (dodge attempt, incarnation, fortress, quickness...), je ne suis pas sûr d'avoir eu tous les éclaircissements voulus. Bah, on verra! Je choisis un match contre le CPU, avec les mêmes decks (je n'utilise pas encore les cartes du booster, j'aime faire durer le plaisir).

Je ne vais pas vous abandonner ici, avant ma première (et tant attendue) partie... Hop, entorse aux règles, I'm the master, tout ça, on continue encore un peu.

1:04 Avant de commencer une partie, il convient de régler la caméra. L'image est bonne, mais apparemment, elle a quelques soucis à reconnaître les cartes. En diminuant un peu la luminosité, tout semble s'arranger. C'est facile pour moi, j'ai une lampe halogène réglable, mais ça peut être très gênant pour certains!

1:05 Je dois tirer 5 cartes. Je pioche 3 créatures, dont l'immense Sciondar (9 mana, donc quasiment injouable, j'imagine), et 2 sorts. Les règles permettent de repiocher 5 autres cartes si on n'est pas content de sa main. Je n'ai pas la moindre idée de la valeur de ma main, donc on va la garder.

1:06 La PS3 joue preums'. Elle dépose une créature de feu 1/1 (Hellfire Spitter) sur une tuile de feu: donc, elle gagne le bonus de terrain, et devient une 3/1 (3 PV, 1 Pt d'attaque). Cool, jusqu'ici je pige tout!

1:07 A mon tour! Je pioche un Taurus Monolith, une superbe créature 6/3, mais que je ne peux pas invoquer ce tour-ci, car elle coûte 5 mana, et je n'en ai que 2... Je peux jouer une créature d'eau 1/1, Tritonan Ice Guard, qui me fait piocher une carte si je l'invoque sur une tuile autre que de l'eau. Si vous me suivez toujours, j'ai donc un choix cornélien:
  • si je mets cette créature sur de l'eau, elle devient 3/1 grâce au bonus terrain;
  • si je la mets ailleurs, elle reste 1/1 mais je pioche une carte immédiatement;
  • et pourquoi pas, si je la mets sur du feu (terrain opposé à l'eau), elle reçoit un malus de 2PV: elle crève donc directement, mais je pioche une carte et je gagne un point de mana.
Après une douloureuse réflexion, je la joue sur la terre, orientée vers la créature adverse pour qu'elle lui fasse un point de dégât.

1:10 Aaaargh! C'est quoi ce truc? La créature adverse attaque avant la mienne, qui meurt sans faire de dégâts! Je ne comprends déjà plus rien.

1:13 Ok. En fait, le Hellfire Spitter adverse a une abilité spéciale ('Quickness') qui dit qu'elle contre-attaque avant mon attaque. A noter que j'ai trouvé l'info sur le net: rien dans l'archi-nul manuel n'explique cela, et je n'ai rien entendu sur le sujet dans les vidéos... Plutôt gênant.

1:15 Tour 2. CPU joue un Verzar Foot Soldier (2/1), sur la bonne tuile: c'est donc une 4/1 pour 1 mana, c'est plutôt un bon plan. Sauf pour ma gueule.

1:17 Sur la tuile centrale, je joue un Biolith Battle Chariot. Pour 4 mana, c'est un tank 5/3 équipé de deux canons: il tire devant lui et à droite. Attention à ne pas avoir une de ses propres créatures en ligne de mire, le friendly fire existe ici! Je fais 3 points de dommage au Verzar, ce qui ne le tue pas mais l'amène à 1 PV. Contrairement à Magic, les points ne se régénèrent pas de tour en tour...

1:20 Tour 3. La PS3 joue un second Hellfire Spitter, sur une autre tuile feu. Bien vu! Cette créature attaque mon Chariot dans le dos, donc il ne pourra pas contre-attaquer, et en plus l'attaque est majorée de 1.... Boom! 2 PV en moins. Les animations lors des combats sont assez moyennes, rien de fort différent par rapport au bon vieux Etherlords, pour les connaisseurs.

1:22 Je joue un elfe qui décoche une flèche vers le Verzar. Il meurt. Cool! Il y a pour le moment deux créatures de chaque côté. Rien n'est perdu!

1:24 Pour 1 mana, la PS3 active le Hellfire Spitter qui m'avait déjà tiré dans le dos, et il remet ça! Mon chariot meurt... puis elle joue un elfe à son tour. 1 créatures à 3, donc, il est grand temps de faire quelque chose!!

1:27 J'ai 4 mana, pile 1 trop peu pour sortir une grosse bête. Pffff... Si je joue une créature à une mana, j'aurai le compte au prochain tour. Je sors donc un Stone Wing Dwarf, qui échange un point de dommage avec un elfe.

1:29 L'adversaire joue un excellent assassin (3/2 pour 3 mana) qui attaque d'office dans le dos (donc, attaque de 3 et pas de contre-attaque.... Wow!). Mon Stone Wing Dwarf crève donc, la gueule ouverte, et la console, cette grosse prétentieuse, annonce fièrement: 'CHECK!' Ben ouais, si elle pose une 5° bête le tour prochain, elle a gagné!

1:31 Comme calculé, j'ai à présent les 5 manas nécessaires pour mon gros Taurus Monolith, qui explose sans problème un Hellfire. 2 tuiles à 3 pour le moment... J'ai gagné un peu de répit, mais je suis toujours à la traîne.

1:33 La console dépose une forteresse. Apparemment, elle n'attaque pas. Je ne saisis pas trop son utilité.

1:35 2 tuiles à 4, je suis à nouveau obligé de tuer une créature, sinon je perds au prochain tour! J'ai une carte sympa, mais accrochez-vous pour suivre.
Elven Berserker Maiden, 3/1 pour 2 mana; si elle est à 1 PV, elle fait 3 dégâts au lieu de 1, et elle gagne 'a dodge attempt', ce qui n'est pas complètement clair. Est-ce que ça veut dire qu'elle évite une attaque? Bah, on va voir. Je la joue sur terre (elle reçoit un malus de 2 PV, donc démarre à 1 PV), face au Hellfire Spitter qui, lui, a 3 PV. Le Hellfire a Quickness, donc il contre-attaque d'abord. MISS! Il rate, probablement grâce au dodge. Mon elfe attaque pour 3... Hein!? Il ne fait qu'un seul point de dommage!! Il devrait en faire trois, normalement...
Bien entendu, au tour suivant, la PS place sa 5° créature et gagne, à cause d'un gros bug de merde!! Chuis dég'...

1:50 Bon, à tête reposée, il s'avère que je suis une andouille (c'est pas vraiment un spoiler), et que la défaite est bien méritée. En fait, le Hellfire était adjacent à sa forteresse. Et les forteresses, justement, donnent deux points de protection aux alliés adjacents, donc 2 des trois points de dégâts ont été absorbés par cette protection. Paradoxalement, j'ai perdu mais je suis soulagé! Mais une fois encore, il a fallu me documenter sur le net pour bien comprendre le fonctionnement de ces mécanismes...


Vais-je continuer à y jouer? Oui, certainement.

Pourquoi? Le jeu est extrêmement complexe. J'adore ça! Dès le premier tour, on est confrontés à des choix douloureux, et certains mécanismes originaux (orientation des créatures, attack patterns, gestion de la mana de tour en tour, abilités spéciales...) rendent le jeu passionnant, même pour un vétéran des Trading Card Games. L'AI est très bonne [au 31/10, j'ai joué 16 manches contre l'ordi, et j'en ai gagné 2(!!) en mode normal; il y a 2 modes plus durs!], au point que j'espère quand même qu'elle ne triche pas (p.ex. dans la pioche des cartes)... J'ai surtout du mal à admettre que je fais laminer avec une telle constance! En tout cas, le soir, en essayant de m'endormir, je me surprends depuis 2 jours à réfléchir à une carte, une combo, une phase de jeu, une construction de deck... C'est un signe qui ne trompe pas!

Je n'ai pas encore essayé le mode online: je ne me sens pas prêt. Pas assez de maîtrise,... et pas assez de cartes! Où sont les boosters? Pas moyen d'en trouver, nulle part. Drôle de stratégie commerciale, en tout cas.

Mais le seul point vraiment négatif, en fait, c'est la caméra et tout le matériel. Je pense qu'on aurait très bien pu se passer de caméra, et avoir simplement un jeu avec des cartes virtuelles (et pourquoi pas, comme sur Magic Online, des boosters digitaux), ce qui aurait peut-être allégé le jeu. Et cela aurait évité le piratage qui fait déjà jour, car il serait malheureusement possible de jouer avec de vulgaires photocopies couleur des cartes. Cela sent donc déjà mauvais pour l'avenir de ce jeu qui mérite pourtant vraiment qu'on s'y attarde...

samedi 27 octobre 2007

PES 2008



Editeur: Konami
Développeur: Konami
Plateformes: PC, XBOX360, PS3, PS2, DS, Wii, DS, PSP.
Date de sortie: 26/10/2007.
Genre: Football sur base annuelle.
Site officiel
Version testée: Version complète PS3.




Le pitch:
C'est un jeu de foot. Cela implique une trame scénaristique relativement allégée.

Le contexte: J'ai une dépendance lourde aux jeux de baballe (ma confession ici (mon test de FIFA 2008)). Chaque année, la sortie d'un nouveau PES me met en émoi, et cette année, pour ne rien arranger, j'ai l'embarras du choix: XBOX 360, PS3 ou Wii? La Wii est éliminée dès les qualifs, car commander les joueurs à la Wiimote me semble une idée catastrophique. (en plus, le jeu n'est pas encore sorti). J'ai finalement choisi la version PS3 car j'ai une petite préférence pour le pad Sixaxis, et en plus, ma PS3 est connectée en HDMI, ce qui donne une image un peu meilleure. Tremblant d'excitation, je glisse la précieuse galette dans l'impressionnant monolithe...

0:02 Mon dieu, quelle superbe introduction! Sur une musique rock catchy que j'aimerais beaucoup identifier, des joueurs stylisés tapent la balle. La HD dans toute sa splendeur. Dans quelques mois, j'aurai sûrement déjà pressé 300 fois sur Start pour la skipper... mais en attendant, ça se laisse agréablement regarder.

0:03 On me demande mon niveau de jeu. Soyons modestes pour commencer: 'normal'.

0:04 Le menu principal... Les choix sont: Exhibition - Master League - Ligue - Coupe - Réseau - Entraînement - Edition - Galerie. Ces choix apparaissent successivement sur une espèce de panneau publicitaire déroulant. La programmation d'interfaces graphiques demande un équilibre délicat entre attrait graphique et ergonomie. Ici, Konami a tout faux. A moins de connaître par coeur l'ordre des choix, on doit parfois appuyer 7 fois sur 'Next' alors qu'un seul 'Previous' aurait suffi. C'est parfaitement ridicule.

0:06 Petit coup d'oeil rapide sur les licences. Les principales équipes nationales sont représentées. L'équipe belge aussi, pour les plus masochistes d'entre nous. Quatre championnats sont présents: France, Hollande (super), Italie et Espagne (quand même). Il y a aussi le championnat anglais, mais avec de faux noms d'équipes (Merseyside Red, London FC, Man Red...). A part ça, une trentaine de clubs d'autres championnats sont présents: en Belgique, Bruges et Anderlecht sont présents, mais pas, pour une raison qui m'échappe, l'autoritaire leader actuel. (m'en lasserai jamais, de celle-là). Ca fait un peu pitié quand même. Avec les millions de copies vendues, y aurait pas moyen d'étoffer un peu ces licences? Tant qu'on n'a pas essayé de dribbler Nesta avec Ali Maboula Lukunku, on n'est pas un vrai joueur...

0:11 Je commence par un petit entraînement. Rien de nouveau par rapport à PES 6, malheureusment. Dans les anciens PES, y avait une espèce de camp d'entraînement avec des tas d'exercices sympas. Ici, rien. Entraînement libre ou coups francs. J'essaie un peu. C''est fluide, et en HD, les détails ressortent bien. Le gazon a l'air bizarre. Ca fait plus penser à du gravier peint en vert qu'à une pelouse réaliste.

0:13 Les coups francs sont *nettement* plus faciles que dans l'opus précédent. En 3 minutes, j'en plante 3 au fond. (et avec Gaétan Englebert, pour vous dire à quel point j'aime me faire mal). Avant, c'était toujours un miracle que d'en planter un.

0:15 Bon, petit match d'entraînement. Y a pas le Standard, on va donc prendre Marseille, ce sont de toute manière les mêmes gangsters qui tirent les ficelles. Contre Anderlecht. Pour les mauves, à part Schollen au goal, c'est environ l'équipe-type. Côté phocéen, je reconnais Ziani, Zenden et le très cassable Cissé.

0:19 Bien entendu, après trois semaines de FIFA, il faut à nouveau s'accoutumer aux commandes (carré = tir, O = passe). Il n'empêche, sur une superbe passe en profondeur, Cissé est isolé devant le gardien: Goooooooaaaaall!!!! C'est un peu bizarre, je voulais tirer sur la droite du gardien, et la balle s'est magnifiquement logée côté gauche !?

0:20 Aaargh! Mes yeux! Le ralenti est atrocement saccadé!! Comment est-ce possible? Le jeu est fluide et tout, mais ceci est quasiment irregardable... Honteux.

0:23 Les phases de jeu très rapides, beaucoup plus que dans FIFA. Je ne sais pas trop quoi en penser. On dirait 22 hyperkinétiques après un bon thermos de café. On y perd en réalisme, en tout cas.

0:27 Ayant lu dans le manuel comment dégager au pied, je tente le coup... Oups! 1-1, Van Damme.

0:30 Une des grandes nouveautés qui vont tout révolutionner: en appuyant sur L1, L2 et R1, on peut simuler une faute... J'essaye avec Ziani... l'arbitre me met ma 2° jaune pour simulation! Grrr... Ne pas abuser de cette possibilité, donc.

0:32 Extra time: Cissé fait 2-1! Une frappe extraordinaire de 30 mètres. C'est peut-être un détail pour vous, mais la physique de la balle qui fouette les filets est très réussie (contrairement à FIFA, où on avait l'impression que les filets étaient des grillages). De manière générale, d'ailleurs, la physique est très réaliste (tirs, interventions du gardien, rebonds...)

0:34 Un tackle un peu optimiste dans le rectangle, et je concède un péno à la 118° minute. Bravo... L'angle de vue est surprenant, à ras de terre à côté du gardien. Décontenancé, mon keeper ne bouge pas et c'est 2-2. J'espère de tout coeur qu'on peut désactiver cette vue débile.

0:36 Fin du match, 2-2. (9 tirs à 4, quand même). Tirs au but. Cana rate, et gros Baseggio me crucifie. 4-5.

0:40 Je vais essayer le mode online. Il faut encoder le registration code et un password, ce que je fais... Erreur de login? Je retape le code en majuscules... Même erreur !?

0:44 Ok, il fallait d'abord s'enregistrer sur le site de Konami, et choisir un mot de passe. Puis retaper le code et le mot de passe dans le jeu. Quelle souplesse. Nintendo et Sony ont beaucoup à apprendre du XBOX Live.

0:45 'Avertissement: Konami rencontre des problèmes avec le jeu en ligne. Nous travaillons pour y remédier au plus vite...' Voir remarque précédente.

0:47
Bon, si vous rêviez d'une foule d'options de jeu online, revenez sur terre. Y a pas plus que dans l'opus précédent: match classés et matches amicaux. Pas de coupes, pas de ligues, la grande misère sur table. Je lance un match rapide, et James1983 me rejoint. Je choisis le Barça, il prend London FC (Chelsea).

0:50 Tu m'étonnes que Konami rencontre des problèmes avec le jeu en ligne. Ca rame plus fort qu'entre Oxford et Cambridge!! Ca lagge sévère, c'est très difficile de jouer correctement.

0:54 Après un goal ou une faute, il est possible de presser L1 pour afficher une petite phrase préenregistrée. ('Nice shot!', 'You got me', 'I'm sorry', 'Don't Worry'...) J'espère qu'il est possible de customiser ces phrases: 'Lucky bastard', 'I hope your player dies', 'Do you actually know the rules of the game?', 'Goooooooal motherfucker gooooooaaaallllll!!!', ce genre de choses.

1:10
Lag ou pas, les conditions sont les mêmes pour tout le monde, et je l'emporte facilement 5-1, en jouant à 10 pendant 75 minutes. Je m'offre un petit plaisir en disant: 'you're very good!' à la fin du match :-)

Vais-je continuer à y jouer?
Non, pas dans l'état actuel.

Pourquoi? Le mode online n'est pas jouable en l'état, et je veux principalement jouer en ligne. Quant au vainqueur entre PES et FIFA, c'est très dur à dire pour le fan que je suis, mais j'aurais du mal à les départager. Les sensations de jeu sont différentes: le rythme est plus posé, plus réaliste sur Fifa, mais les frappes au but sont plus jouissives ici. J'adore mater les ralentis des matches, et aussi bien pour Fifa que pour PES, ils sont atroces. Si le mode 5 vs 5 de FIFA est aussi chouette que promis, je pense que 2008 sera une année FIFA pour moi. Ca me fait tout drôle...

Konami, mes amis, je sais que c'est agréable, bien chaud et tout, mais il va bien falloir un jour vous sortir les doigts du cul et essayer de nous pondre une version next-gen qui soit réllement next-gen.

J'ai peut-être aussi fait une connerie en prenant la version PS3, car dans la démo XBOX 360, que j'ai aussi essayé, les ralentis étaient fluides, et je suis presque sûr que le mode online du XBOX Live est nickel. Je vais peut-être échanger de version...

En attendant... le meilleur jeu de foot? PES 5!