mercredi 27 février 2008

Ace Combat 6: Fires of Liberation



Editeur: Namco Bandaï
Développeur:Namco Bandaï
Plateformes: XBOX 360.
Date de sortie: Novembre 2007.
Genre: Top Gun.
Site Officiel.
Version testée: Version complète.


Le pitch: Votre pays est brutalement envahi par les forces ennemies. Sautez aux commandes de vos jets et restaurez le monde libre!

Le contexte: Une fois encore, tel le pédophile en repérage dans une seigneurie, je vais me pencher sur un style de jeu qui n'est pas franchement mon genre de prédilection. En matière de simulateurs de vol, en effet, j'ai peu de points de repère exaltants, à part ce bon vieux Gunship sur ZX Spectrum (les plus jeunes conviendront, à la vue du paysage rendu à travers le cockpit, qu'à l'époque, être gamer nécessitait une certaine dose d'imagination), et quelques titres arcade tels Afterburner, ou surtout l'exceptionnel R360, qu'on pouvait seulement trouver dans les salles d'arcade londoniennes, et qui coutaient 2£ la partie (gasp). Le cabinet tournait réellement à 360°, et il était fortement déconseillé d'entamer un fish & chips/Guinness avant d'essayer la bête. C'était géant, même si le jeu était bien pourri, en fait. (et non, je n'avais rien de mieux à foutre que de traîner dans les salles d'arcade quand j'allais en mini-trip à Londres. A part peut-être un bon match de foot...)

Donc voilà, jamais touché à un Flight Sim, ni à un simulateur militaire récent, c'est donc avec des yeux de rookie que je vais goûter à cet Ace Combat 6. Ready for take off!

0:02 Bien entendu, je n'ai essayé aucun des 5 opus précédents. C'est peut-être pourquoi la cinématique d'intro, avec des avions superbes, une fille qui prend le bus et un massage cardiaque entremêlés sans raison, me semble un peu opaque...

0:03 Offre spéciale gogos: on m'indique que si je le sens, je peux acheter de nouveaux avions sur le XBOX LIVE. Pas cher mon frère, à peine 200 points par avion. Ils nous prennent vraiment pour des cons, parfois. (dixit le mec qui va vraisemblablement cramer sa Visa en chansons téléchargeables le jour de la sortie de Rock Band...)

0:05 La version testée est un original, comme toujours, j'insiste, mais cette fois-ci il est loué, et je ne dispose donc pas du manuel. Les didacticiels s'imposent! Tangage et roulis gérés avec le joystick analogique; le palonnier est géré avec les boutons LB et RB. Les gâchettes pour les aérofreins ou le boost. Pour se faire la main, classique, on passe dans des anneaux. Facile, bien fait, et putain que le ciel est beau!

0:13 Deuxième tutorial: l'armement. Bouton A pour la mitrailleuse, B pour lancer un missile, et BACK pour switcher entre missile et arme spéciale. Dans ce cas-ci, 4 missiles envoyés vers 4 cibles aériennes... Les missiles normaux servent indifféremment pour viser des cibles aériennes ou terrestres, et on en dispose de 100! Je suis loin d'être un expert en aviation militaire, mais je subodore que ce qui précède suffira à faire bondir les puristes. Y a de vrais morceaux d'arcade dans ce titre.

0:22
Dernier tutorial, les ailiers. On disposera en mission d'un ailier, qui répondra aux deux ordres suivants: 'Attaque!' et 'Reviens!'. Ouais, juste comme un clebs.

0:24 Première mission. Une nouvelle cinématique revient sur la fille qui prend le bus, qui parle à sa mère d'aller danser avec les anges, de tango, de valse, de dernier roi qui sourit... Hypothèse: le scénariste rêve de films d'auteur passionnants comme une année dans le coma et se fait les dents sur ce jeu.

0:26 Je vous résume ce que j'ai compris. C'est la guerre totale entre notre pays et les Estovakiens! Déjà, c'est pas sympa. Mais pire encore, la maman n'a pas de nouvelles de sa fifille partie en voyage scolaire au musée. (je n'invente rien...) C'est dire comme il va falloir tout faire péter! Dans un hangar, je saute dans mon F-16 et c'est parti!

0:31 Je suis littéralement estomaqué par la qualité des graphismes!! Bon, c'est probablement plus facile que de modéliser les villes somptueuses d'Assassin's Creed, mais le ciel, les nuages, les traînées de fumée derrière les missiles, le rendu de la mer et de la ville... Photoréalistes. On s'y croit à fond.

0:34 Quand je descends un avion ennemi, bien loin, le son de l'explosion met un certain temps à arriver. Logique, mais bluffant.... pour quelqu'un qui ne joue jamais aux simulateurs militaires. En tout cas, dans Gunship, ça faisait 'bliip' instantanément.

0:38 Djûûû, comment faire pour changer de cible? Ils n'en parlent pas dans les tutos... J'espère qu'il y a moyen, parce que la cible choisie par défaut n'est pas toujours optimale.

0:41 Et le jeu, dans tout ça? Les combats sont acharnés, j'ai déjà descendu une bonne dizaine d'avions ennemis, et quand un missile est locké sur ma gueule, c'est le stress et les virages serrés dans tous les sens pour esquiver... Apparemment, y a ni chaff ni flares pour leurrer les missiles, et c'est bien stressant.

0:44 J'ai failli faire mon 9/11 à l'insu de mon plein gré! En faisant un virage trop serré pour éviter un missile, mon avion a décroché et a piqué droit vers un gratte-ciel!! Un gros coup d'afterburner, un gros coup de manche à balai et une demi-douzaine de 'putain, putain, ... putain!!'... Ouf, je frôle le toit!

0:47 Bon, pause! Je google pour trouver le moyen de changer de cible... Ah bon, c'est simplement Y? Je me sens un peu con.

0:50 Après une belle demi-heure de dogfights, les Estovakiens envoient un vaisseau-amiral digne des plus beaux golgoths, et nous sommes contraints de nous replier vers une base secondaire, laissant la capitale aux mains ennemies!

0:53 Nouvelle cinématique expliquant pourquoi nos voisins Estoviakiens nous mettent gaiement sur la gueule. Ils se sont ramassés une pluie de météorites qui a détruit la majeure partie de leur infrastructure. (tel le légendaire nuage de Tchernobyl, j'imagine que les météorites se sont arrêtées à nos frontières?) S'ensuivent guerre civile, prise de pouvoir par les généraux, et comme un militaire en temps de paix tend à trouver le temps long, attaque-surprise in our face!

0:57 Deux nouveaux tutoriels disponibles: l'appui électronique et le ravitaillement en cours de mission. Les choses se compliquent...

Vais-je continuer à y jouer? Oui.

Pourquoi? Graphiquement, c'est beau comme un concours scandinave de miss t-shirt mouillés, et les combats sont à la fois relativement techniques et stressants, sans pour autant atteindre une complexité qui pourrait me rebuter (bon, ça reste un jeu console tout de même). Les tutoriels progressifs donnent envie de persévérer, et j'ai envie d'essayer d'autres avions et d'autres armes! Une excellente surprise.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

ça me fait penser que j'ai bien envie de revoir tous les épisodes de Goldorak. Note que il y a 10-12 ans j'en avais revu quelques uns chez un pote, lors d'une beuverie (non non ! pas à Beauval !) et j'avais trouvé cela kitschissime, vraiment très mal vieilli ! Là mes enfants préfèrent Disney et Pixar, et je ne leur donne pas tort !
a+

Nounet a dit…

J'ai toujours été convaincu, étant jeune qu'Albator était beaucoup plus profond et intéressant que Goldorak (dont j'étais pourtant fan)...

Eh bien, j'ai récemment remis les mains sur quelques épisodes d'Albator: une CA-TA-STROPHE!

J'ai peur de revoir un jour un Goldorak... Vraiment peur.

Anonyme a dit…

c'est vrai qu'au niveau de la personnalité Albator est bcp plus travaillé que Actarus. Il a un côté ténébreux et désabusé qui le rend attachant. Mais bon, c'est un souvenir très très lointain et je préfère ne pas courir ce risque de la désillusion finalement. Mes enfants adorent Heidi, et là cela n'a pas pris une ride ! Pareil Barbapapa, Babar et autres Paddington. Si cela ressort en DVD (si ce n'est déjà fait) je doute toutefois que ma fille de 7 ans accroche à Candy, elle préfère se trémousser sur Louise Attaque ou Zazie et (déjà) les films ricains teenager sans sexe mais un max de musique genre StarAc version US.