lundi 11 août 2008

Sins of a Solar Empire


Editeur: Stardock
Développeur: Ironclad Games
Plateformes: PC.
Date de sortie: 24 juillet 2008.
Genre: RT4X.
Site Officiel.
Version testée: Version complète US (merci à Dimitri pour le prêt).


Le pitch: Trois empires, les TEC, les Vasari et les Advents, se disputent la suprématie de la galaxie.

Le contexte: Gagarine, Armstrong, Frimout, c'est le passé! Désormais, la conquête spatiale moderne se résume, grosso modo, à envoyer des vieillards pétés de thune faire vite une fois caca dans l'espace avant de claquer, ou à placer des satellites espions piétinant notre vie privée, mais bon, ça nous permet aussi de mater du string via Google Earth, on laisse donc aller.

Et encore, je vous épargne les élucubrations du sire Garriott qui, dans une manoeuvre désespérér pour nous refourguer son MMORPG pas glop, propose d'envoyer dans l'espace notre ADN digitalisé pour ressusciter l'humanité au cas où Sarko confondrait le bouton nucléaire et celui de Carla. En gros, je joue à cette daube, et il copie mon ADN sur disquette et l'envoie en orbite? Bel exemple de lose-lose situation...

Difficile, dans ces conditions, d'imaginer un monde futur où combats, commerce et recherche se dérouleraient exclusivement dans l'espace. Et pourtant, Stardock Games nous propose aujourd'hui Sins of a Solar Empire, un RT4X selon leurs propres dires: real-time eXplore, eXpand, eXploit, and eXterminate. Comme du triple X, mais encore plus mieux.

Stardock est aussi l'éditeur du trop puissant Galactic Civilizations II que je recommande chaudement à tous ceux qui, comme moi, préfèrent le tour par tour au temps réel. Néanmoins, SoaSE semble assez prometteur, alors jetons un oeil curieux sur la chose...



0:03 L'introduction, sobre et composée de dessins défilant à l'écran, nous place en contexte le contentieux entre les Advent (une race basée sur les pouvoirs psychiques et le collectivisme), les Vasari (militairement supérieurs mais pourchassés par un adversaire inconnu), et les TEC (rien à voir avec nos vaillants conducteurs de bus qui n'hésitent pas à se mettre en grève pour défendre leur droit inaliénable à tabasser du handicapé à béquille... )

0:05
La musique, martiale et assez convenue, est un compromis malheureux entre muzak d'escalator et une pointe de John Williams venu cachetonner à la va-vite pour arrondir ses fins de mois. Bref: > Options > Sound > Music to 0.

0:06 Il y a quatre tutorials à se farcir, et je pense que ça va être bien nécessaire. Première surprise: dans l'espace, le ciel est rouge! On se familiarise gentiment avec les contrôles, et j'ai un peu de mal avec la caméra.

0:09 J'ai quelques frégates ennemies à détruire, mais je dispose d'un Capital Ship, genre le vaisseau d'Albator! Ca va chier. Mais avant cela, petite subtilité du jeu, les hyperjumps entre planètes. Ils ne peuvent se faire qu'entre certains astres, et toute l'action se déroule à proximité des planètes, et pas au coeur de l'espace.

0:14 Plop! Mon Capital Ship détruit son quota de frégates, et, tel un Tauren nain ayant buté ses dix premières libellules... Il passe niveau 2, et je peux lui ajouter un gros rayon laser.

0:17
Certaines frégates permettent de coloniser des nouvelles planètes. Ici, c'est... un astéroïde que je viens de coloniser. Ce sont les colons qui vont être heureux! Chaque planète assimilée permet de récolter trois types de ressources: le métal et le crystal, récoltés en orbite, et des crédits, dépendant du niveau de population. Inutile de préciser que ce rocher pourri ne va pas me rapporter des masses de crédits.

0:23 Difficile d'obtenir un setup correct pour la caméra. Avec le zoom maximal, les vaisseaux sont (assez) jolis, même si fort carrés, mais de toute manière c'est injouable. En diminuant le zoom, on arrive vite à un amas de pixels où chaque point représente une frégate... Il va falloir se faire la main.

0:29 Je termine ce sympathique premier tutorial en bombardant, depuis l'espace, une planète jusqu'à amener sa population à 0! Ca c'est la classe!

0:32
Le deuxième tutorial aborde la recherche et la production. La recherche se divise en 4 arbres assez touffus: la recherche militaire, la recherche civile, la recherche de flotte (permettant d'agrandir celle-ci), et les artifacts. Ce qui fait plaisir, c'est que les arbres sont différents suivant les races. Chaque recherche a un coût (crédits, métal, crystal... et temps), cela laisse présager de jolis casse-têtes...

0:38 Je pinaille, car l'ensemble est plaisant... Mais je trouve un peu dommage que, quand je suis dans l'écran de création de vaisseaux, ceux que je n'ai pas encore recherché apparaissent déjà en grisé. Idem pour les arbres de recherche, tout est déjà affiché à l'avance. Ca fait un peu gros spoiler, je préfèrerais évoluer un peu dans le flou...

0:40 Tiens, je viens de remarquer que je jeu est en 2D, en fait. On peut faire tourner la caméra en 3D, mais la surface de jeu, elle, est plate, comme je vous le dis. Dans un sens, c'est peut-être pas plus mal, car la complexité est déjà bien in da house, mais c'est un truc à faire chialer un puriste...

0:42 J'ai tout bien pigé. Un troisième tuto rapide sur l'interface m'apprend qu'il va falloir jouer avec CTRL, ALT et tout le saint bazar. Les chances d'une adaptation console sont assez minces.

0:44 Je laisse de côté le dernier tuto, pour attaquer le mode solo. Y a pas de campagne, juste des scénarios!? C'est assez navrant, étant donné tout le background élaboré derrière ces trois races... Bon, prenons le premier scénario, Quick Strike, en mode normal.

0:46 Je débute avec une planète, quelques navires de guerre... et pas d'objectif à accomplir!? Bon, j'imagine que je dois simplement tout buter? Je construis quelques frégates, tout en construisant une plateforme permettant de créer des Capital Ships.

0:49 Aaargh! Maintenant, je ne peux plus fabriquer de Capital Ship, ma flotte est déjà trop grosse. Je ne vais quand même pas bousiller des vaisseaux fabriqués il y a deux minutes à peine, juste pour faire de la place...

0:53 Premier combat, contre des Advents. Fatalement, sans gros vaisseau, je me fais bien laminer la gueule. La bonne nouvelle, c'est que maintenant, j'ai plus de flotte, donc y a de la place pour un Capital Ship!

0:59 Ok, j'avais légèrement perdu de vue qu'on peut faire des recherches pour augmenter sa flotte... 30 secondes plus tard, j'ai de la place pour 3 Capital Ships et une palanquée de frégates. Nounet, super-stratège...

1:04 Evidemment, il est un peu tard, et les flottes Advent déferlent sur ma planète... C'est la fin! Mais maintenant, je sais comment débuter la partie: ça va chier!(*)


Vais-je continuer à y jouer?Oui.

Pourquoi? La complexité (combats, recherche, stratégie, exploration, allocation de ressources) est à peine effleurée dans cette première heure, mais on sent que les mécanismes en place vont nous faire du bien. Dommage qu'aucune campagne solo ne soit disponible... Une extension est en préparation, et elle devrait combler ce manque. J'attends!

La version française étant apparemment bâclée, je ne peux que conseiller la version US, disponible en téléchargement sur le site officiel pour à peine 40$ (45$ en on a une version boîte EN PLUS). Je vous fais pas l'affront de vous rappeler le prix du dollar.

(*) Quatre tentatives plus tard, je n'ai toujours pas réussi ce maudit scénario en Normal. Grrrr...

dimanche 3 août 2008

En bref: épines, spin et pin's...

Bon, avant de reprendre un rythme de tests normal (y a notamment Smash Bros Brawl et Sins of a Solar Empire qui attendent patiemment de passer à la moulinette), je voulais encore juste vous parler des deux jeux qui, entre deux verres de Troussepinette (*), ont ensoleillé mon mois de juillet.

Vous n'aurez cependant pas droit aux tests classiques en une heure, mais j'ai une excuse: pour le premier jeu, faisant preuve d'une rigueur journalistique inédite, sauf peut-être dans certains couloirs de notre fleuron national,... euh... j'ai pas pris de notes. Ben ouais, c'est les vacances, merde!

Pour le second jeu, oops!, mes notes, traitées avec le même égard que les premiers dessins du petit, traînent quelque part dans une décharge vendéenne, ma prose régalant à n'en point douter les mouches scatophages locales. C'est toujours ça de pris.

Pas de notes, pas de test. Easy, a priori. No soucaïlle, comme dirait miss Kleerekooper-Fefeu (ouais, des fois, un pseudo, ça aide). Mais bon, contrairement à cette sombre crasse d'Echochrome, ces deux jeux m'ont chacun bouffé plus d'une vingtaine d'heures le mois passé. Ca vaut bien quelques lignes...


C'est l'été, faites du sport: Top Spin 3. (XBOX 360)

Annoncé comme une véritable simulation difficile d'accès, je peux vous garantir qu'effectivement, les français de Pam Studios (super nom, les gars) ne se sont pas foutus de notre gueule. Au début, c'est une catastrophe, au point de me dire qu'en fait, je joue nettement mieux en vrai que sur console (et c'est pas rien de le dire....)! Après quelques heures d'entraînement dans les nombreux et indispensables tutorials, ça commence à rentrer. Et le plaisir de se voir lentement progresser est intense!

Graphiquement, les arènes sont assez superbes. Sur le circuit du Grand Chelem, seul Wimbledon manque à l'appel, et il y a beaucoup de terrains secondaires, réels ou fictifs, qui sont tous impressionnants. Le jeu propose une dizaine des joueurs de chaque sexe, plus Amélie Mauresmo, dont la modélisation n'est pas sans rappeler les travelos brésiliens du bois de Boulogne. Du beau travail, donc. En outre, les graphistes ont doté la monégasque Justine Henin-Hardenne d'une poitrine respectable. C'est très gentil pour elle, merci.

Les joueuses qui ont l'habitude de gueuler en plaçant leurs coups font de même ici, donc un conseil d'ami: avant d'entamer un match Sharapova-Seles, baissez le volume d'un cran pour éviter de devoir expliquer à votre copine/femme/mère furax que vous n'étiez pas en train de vous mater Crazy Lesbo Chicks 6 en douce...

Mais vous laisserez vite tomber les petits matches entre célébrités, pour entamer l'exigeant mode Carrière. Tel un perso de jeu de rôle, votre joueur commence avec des stats de merde (Coup droit, revers, service, vitesse, puissance...), et chaque victoire vous rapporte quelques points d'expérience à répartir comme vous le sentez. Si vous terminez dans le Top 3 du circuit amateur, vous pourrez enfin accéder au circuit pro, affronter Roddick et Federer, et essayer d'atteindre la première place.

Mais cela demande pas mal de temps! Après une quinzaine d'heures de jeu, j'ai atteint le mode pro, mais je me fais toujours éclater par Federer, ma bête noire. Pas moyen de déployer contre lui mon service-volée bien bourrin. Y a encore du boulot...

Pour le jeu en ligne, les matches se font avec les joueurs créés en mode carrière, et c'est pour le moins un choix discutable: tant que vous n'avez pas de joueur au top, vous allez vous faire laminer. Aujourd'hui, après vingt heures passées en mode carrière, mon joueur est de niveau 60 (la moyenne arithmétique des huit stats), et tous les adversaires rencontrés sur le XBOX Live étaient de niveau 70 ou plus. Bref, ils courent plus vite, frappent plus fort, et ils vous mettent une double roue de bicyclette en 15 minutes. Super. Je reviendrai dans vingt heures.


En résumé, malgré un mode online de requins, Top Spin 3 est vraiment motivant et excitant si vous aimez souffrir un peu pour arriver à quelque chose. Ce n'est pas un truc à la Wii Sports qu'on sort une fois par trimestre entre potes, mais un vrai long jeu pour passionnés.


Juillet, c'est aussi le mois des soldes: The World Ends With You (DS).

Si on m'avait dit que je passerais mes vacances à acheter des pin's et un max de fringues dans un jeu DS... Lea fait du shopping? Non, The World Ends With You, un J-RPG au scénario inepte et plus insipide qu'une rame de bâtons de Surimi. Sus aux pléonasmes: un J-RPG, quoi.

Vous êtes un ado, apparemment décédé près de Shibuya Station, Tokyo, et qui peut revivre s'il remporte un jeu grandeur nature s'étalant sur une semaine. J'ai du mal à décrire posément le grand n'importe quoi qui entoure cette idée de base, entre les personnages mièvres, les rebondissements à deux balles et surtout l'interminable logorrhée qui parsème chacun des chapitres du jeu.

Alors quoi? C'est nul, donc? Et bien non, c'est même plutôt réussi, grâce à un système de combats unique et à une profusion de mécanismes de jeu qui viennent progressivement enrichir l'expérience.

Ca marche comment? Comme seule arme, vous avez... des pin's. Ouais. C'est votre arme. Ca claque, hein? Heureusement, il y en a plus de 200 différents, et lors des combats, chaque pin's demande une utilisation précise au stylet. Certains foutent le feu aux ennemis si on les frotte, d'autres nécessitent de tracer de petits coups précis sur une zone vide, ou une grande ligne verticale, ou... ou... A chaque pin's son incantation propre, ses effets et son évolution. Car plus on utilise un pin's précis, plus il s'améliore.

En outre, tout en livrant des combats au stylet sur l'écran tactile, il faut aussi suivre le combat de son équipier sur l'écran du dessus. On peut le laisser se battre automatiquement, mais quand on est un homme, on le contrôle également, avec la croix directionnelle, pour essayer d'obtenir l'une ou l'autre combo dévastatrice. Gérer l'action dans les deux écrans n'est pas une mince affaire, mais j'ai vraiment accroché à ce système...

Shibuya étant apparemment un haut lieu de la mode nippone, il y a une dizaine de marque de fringues dans le jeu. Suivant le quartier où l'on se trouve, certaines marques sont adulées, d'autres détestées. Utiliser un pin's d'une de ces marques apporte, selon le cas, un bonus ou un malus important, il faut donc veiller à ce qu'on porte en permanence... et avoir un arsenal élargi pour faire face à toutes les conjonctures!

Je pourrais encore parler de la nourriture, des quêtes annexes, des magasins, des pouvoirs psy des héros, ou encore de la bande-son de grande qualité mais TWEWY est un jeu où tout le plaisir est dans la découverte, alors je vais juste me la fermer, non sans vous encourager chaudement à l'essayer.



(*) Ca, c'était juste pour justifier le titre chantant de ce post...

dimanche 27 juillet 2008

Echochrome



Editeur: Sony
Développeur: Sony
Plateformes: PS3, PSP.
Date de sortie: Juin 2008.
Genre: Casse-tête 3D.
Site Officiel.
Version testée: Version complète PSP.


Le pitch: Une centaine de niveaux vous attendent, où les illusions de perspective deviennent réalité et vous permettront d'atteindre la sortie.

Le contexte: Après 50 semaines ayant filé au rythme du poker et de la masse de jeux vidéo traités ici, quoi de plus normal que de réserver deux semaines de vacances au soleil avec ma petite famille?

Et comme geste de bonne volonté, j'ai même accepté de laisser, de mon plein gré, le laptop à la maison, afin de porter toute mon attention sur les exaltantes tâches familiales qui m'attendaient loin du monde moderne. (étant aussi papa gâteau enthousiaste qu'indécrottable geek tendance couch potato, je laisse à chacun le soin d'évaluer le degré de cynisme de la phrase qui précède).

Dieu merci, le club de vacances local n'était pas équipé de Wi-Fi, ce qui m'a évité deux semaines de profonde dépression, voire un achat impulsif franchement démesuré.

Mais tout comme il n'est probablement pas raisonnable de confier la gérance du club Mickey de Palavas-les-Flots à un Marc Dutroux fraîchement libéré pour bonne conduite (ce qui ne saurait tarder, car en Belgique, perpétuité incompressible se traduit généralement par une petite dizaine d'années), il ne fallait pas espérer, en ce qui me concerne, un sevrage complet de jeux vidéo. Et dès le premier jour, dès les premières emplettes au Super Hue local, je suis donc parvenu à glisser subrepticement Echochrome entre les paquets de langes et les bouteilles de Troussepinette locale, qui n'est pas une position obscure du Kama Sutra mais bien un breuvage assommant à base d'épines noires (c'est Madame qui sera contente), mais qui devrait raisonnablement faire l'affaire dès lors que la Duvel la plus proche se trouve à une journée de voiture.

Echochrome, donc. Qu'en dire, sinon que le graphisme en noir et blanc rappelle furieusement Escher (le génie hollandais, pas l'irritant braillard suisse). Et que le concept de se jouer de la perspective pour créer de nouveaux passages semble intéressant... Allons-y!


0:05 Après le désormais classque upgrade système de ma PSP, j'entame le tutorial. Une voix de téléphone rose m'enseigne les 5 lois d'Echochrome. Premièrement, la loi du déplacement subjectif: si deux chemins semblent se toucher, ils se touchent. Avec le stick, on peut faire tourner l'enchevêtrement de poutres dans tous les sens, et effectivement, on peut faire coller entre eux des chemins qui étaient séparés... Bizarre. Une sorte de pantin que je ne contrôle pas peut désormais marcher sur les 2 poutres.

0:07 La loi de l'atterrissage subjectif: si mon pantin tombe dans un trou, il atterrit sur la première poutre située en dessous. OK.

0:09 L'idée est donc la suivante: tout une communauté se balade de façon aléatoire sur le niveau, et tout ce que je peux faire, c'est de faire pivoter en 3D tout le niveau...

0:10 Troisième et quatrième lois: les lois de l'existence subjective et de l'absence subjective sont assez similaires. Si un écart entre deux poutres est caché, il n'existe pas. Si un trou est caché, il n'existe pas. Et comment cache-t'on son trou, me demanderez-vous? En faisant passer un autre élément à l'avant-plan...

0:15 Et pour s'achever, la cinquième loi, celle du saut subjectif. Cf loi 2, mais en sautant, pas en tombant. Voilà voilà. Ces 5 lois péniblement digérées, la voix sexy du tutorial passe en revue les différents modes de jeu: solo, où il faut récupérer tous les personnages disséminés dans le niveau.; et paires, où il faut regrouper les personnages noirs et blancs entre eux. Le petit exercice censé illustrer la simplicité du concept s'avère être un casse-tête sans nom, que je parviens à résoudre après vingt minutes de perplexité
et de frustration croissantes. Je suis absolument incapable de décrire la méthode suivie. Pas bon signe.

0:36 Un dernier mode corse encore la difficulté en ajoutant des ennemis, qui renvoient notre personnage en arrière en cas de contact. Je m'attends au pire, mais cette fois, le petit exercice est relativement facile...

0:38 Un petit mot en passant sur la bande-son, une musique classique, orchestrale et douce, légèrement agaçante sur la longueur, mais qui aura au moins le mérite de faire fuir ventre à terre les tecktoniciens à capuche. Good job.

0:40
Voilà, je peux enfin entamer le mode libre. Il y a 5 modes de difficulté, mais à voir la douleur générée par le tutorial, je vais me la jouer profil bas et choisir le plus facile.

0:44
Premier niveau, A1. Pour une raison qui m'échappe, et aussi parce que je suis trop fade que pour ouvrir le manuel, je ne pige pas pourquoi un de mes personnages a un oeil dessiné au-dessus de la tête. M'en fous... Il y a deux personnages blancs, et deux noirs, qu'il faut rassembler. Pas de problème.

0:47
Deuxième niveau, qui s'appelle aussi A1, apparemment. Sont fous ces japs. Je commence déjà à sentir la frustration grimper... Il y a un personnage à rejoindre et un ennemi à éviter. Je sais parfaitement comment faire pour réussir le niveau, mais cela nécessite de coller au pixel près deux poutres, laisser passer l'ennemi, déplacer la poutre et la recoller ailleurs. Mais les contrôles sont encore moins bien foutus que la nouvelle tronche à Emmanuelle 'Daffy Duck' Béart, et je dois m'y reprendre à 20 fois pour enfin y arriver! Grrrr...

0:59
De plus en plus, le jeu semble consister à tourner la plateforme au hasard dans tous les sens dans l'espoir d'arriver, par hasard, à quelque chose d'utile, si le timing est heureux. On range le truc, je vais pas laisser cette merde me gâcher les vacances!


Vais-je continuer à y jouer? Non.

Pourquoi? Le problème se situe peut-être chez moi, mais je n'ai pris aucun plaisir à tâtonner au hasard dans ces quelques niveaux. La sauce ne prend pas... J'attendais beaucoup de ce titre, mais c'est raté.... et en plus j'ai lâché 30€ pour un titre dispo à trois fois moins cher sur le Store PS3. Mais quel con...

mercredi 2 juillet 2008

Family Ski



Editeur: Namco Bandai
Développeur: Namco Bandai
Plateformes: Wii.
Date de sortie: 13 juin 2008.
Genre: Ski pour vieux.
Site Officiel.
Version testée: Version complète.


Le pitch: Vitesse, slalom, bosses, debout sur la Balance board ou assis dans son divan.

Le contexte: Vous vous rappelez cette expérience débile, 'Wii Fat Experiment', que j'avais entamée il y a un mois, et qui était censée me faire fondre de 9 kgs d'ici la fin des grandes vacances, rien qu'en secouant mon petit cul d'amour sur la Balance Board? Laissez-moi vous donner un update final à ce sujet.

La mauvaise nouvelle, c'est qu'après deux mois, j'ai pas perdu un gramme. 99,2 au moment où je vous parle.

La bonne nouvelle, c'est qu'on a appris à mieux se connaître, mon corps et moi. Jeu vidéo ou pas, courir comme un crétin pendant un quart d'heure est aussi crevant qu'idiot. Une fois accepté le fait que la seule manière réaliste de parvenir à perdre 9 kilos rapidement est de subir une ablation d'un membre, j'ai sagement rangé ma Balance Board sous une table, avant de connaître, grâce à l'Euro 2008, un mois de juin sportif comme je les aime réellement: des goals extraordinaires, des artistes inoubliables, des arbitres irréprochables, mais surtout l'émergence d'une nouvelle race de clown, surfant sur la détresse de tout un peuple pour faire rire coûte que coûte. Brillant.

Cependant, ma Balance Board n'est pas morte, et quoi de plus normal, en ce chaud mois de juillet, que de voir arriver un jeu de ski alpin utilisant ce périphérique. C'était censé s'appeler We Ski, ce qui était absolument jubilatoire, même si je reconnais parfois m'emballer un peu vite. Malheureusement, les marketeux nippons se sont sortis le nez de la poudreuse à temps et ont renommé ce titre: Family Ski. Bouarf...

L'engouement généralisé pour ce sport m'échappe quelque peu. Lâcher l'équivalent de trois mois de salaire pour avoir le privilège de monter et descendre le long d'une pente durant une semaine (moins les deux jours de trajet), s'il a neigé mais qu'il ne neige plus, me semble légèrement surfait, quel que soit les quantités de vin chaud ingurgitées entretemps.

Ca, plus les risques de fracture ouverte, et l'explosion exponentielle des risques de mélanomes?

Faites comme moi, adoptez une vie saine, sortez vos Balance Boards!

0:01 Faisant fi d'une musique de fond à crisper un babouin sourd, j'inscris mon Mii comme personnage du jeu. Message d'avertissement: Impossible de porter chapeau et lunettes avec les Mii. Euuuh, ok... Plaquer une texture de lunettes sur une texture de visage, j'imagine en effet que ça aurait demandé des prouesses programmatiques difficilement compréhensibles pour le vulgum pecus.

0:05 Premières leçons, à l'école de ski: le patinage, l'escalier pour remonter les pentes, et le chasse-neige. J'ai l'air complètement idiot... Et c'est encore un poil plus chiant que ces mêmes épreuves sur de vrais skis.

0:06 Et je n'ai toujours pas utilisé ma Balance Board... Peut-être fallait-il la configurer dans les options?

0:09 Ok, je devais cliquer sur une icône Balance Board bien planquée lors de l'écran de démarrage. Après, plus moyen de l'activer dans les options.

0:13 Grosse déception, d'entrée de jeu: la Balance Board ne prend en compte qu'un seul axe gauche-droite. Avec la Wii Fit, on accélérait en se penchant vers l'avant, ce qui était bien foutu. Ici, pour schusser, il faut... tourner de 90° la Wiimote et le nunchuk. C'est contre-intuitif, pour ne pas dire carrément con-con.

0:18 Bon, un peu de compétition: Courses, slaloms ou bosses? Tentons quelques courses. Il y a vingt courses différentes, je choisis Niveau 1. Pas de mode online, apparemment, il est juste possible de jouer en split-screen jusque 4 joueurs. Triste.
Une minute de schuss sans virage plus tard, et je gagne la course en solo contre un seul adversaire IA qui slalome tranquillement.

0:20 La deuxième course est un peu sinueuse, mais même en me plantant deux fois, je termine premier. Et pour être bien sûr de ne pas rendre cela intéressant, il n'y a pas de chrono, donc pas la moindre motivation pour tenter la même épreuve une seconde fois.

0:23 Pour la course suivante, mon adversaire part devant... Je ne parviens à tourner!! Logique, ma Balance Board était éteinte. Je vole dans une rambarde, je rallume ma Board... puis je rattrape tranquillou le touriste qui est supposé faire la course. Baaaîîîlle...

0:26 La quatrième épreuve est un chemin étroit et sinueux, et si on touche les bas-côtés de la piste, pas question de hors-piste, oooh non! On est projeté sur la piste comme si on heurtait un mur invisible! Après trois minutes de pinball pitoyable de part et l'autre des congères,... ben ouais, je termine premier, mon adversaire, Coubertin des temps modernes, ayant jugé préférable de m'attendre sagement!

0:37 Juste pour voir si les 16 courses suivantes sont aussi nazes, j'essaie, au hasard, la treizième. Après 6 tentatives, je ne parviens toujours pas à terminer premier, même si je suis toujours une petite demi-seconde derrière... Ok, ça me rassure un peu.

0:42 Le slalom: des portes à passer en solo, dans un temps imparti, avec 5 secondes de pénalité par raté. La première course doit être pliée en 45 secondes, je termine avec 7 secondes de mieux. La deuxième course, plus difficile, se négocie entre les sapins en-deçà d'une minute 20. Désorienté, je rate deux portes, mais termine de justesse dans les temps. C'est déjà un peu plus amusant que les courses...

0:44 Les bosses, c'est tellement chiant que les bras m'en tombent, alors je termine en essayant le mode freestyle, offrant apparemment tout un domaine skiable, avec remontées mécaniques, mémères en chasse-neige à éviter de justesse, la totale.

0:52 Certains NPC attendent en haut des pistes pour proposer une course ou un défi. Si on s'impose, on reçoit des points qui permettront, ô joie démesurée, d'acheter, par exemple, de nouveaux skis. Trop fort!

1:01 Il y a 160 points à accumuler, et au bout d'un quart d'heure et quelques défis réussis, j'en ai une dizaine... mais je me vois mal persévérer.

Vais-je continuer à y jouer? Non merci, sans façons.

Pourquoi? Sans scores à battre ni mode online, les courses présentent autant d'intérêt qu'une allocution papale. Le ski de Wii Fit écrase facilement cette daube. Et le mode freestyle amusera peut-être une demi-heure les plus ramollis d'entre vous.

Quant à moi, quitte à jeter mon fric par la fenêtre, j'aurais mieux fait d'acheter un petit lapin: quant, au bout de quelques instants, on se rend compte qu'en fait, c'est peu intéressant, on peut toujours l'égorger, le préparer à la gueuze et récupérer ainsi une partie de son investissement.


Bon, à présent mes louloutes, je vous quitte pour deux belles semaines de vacances bien dépaysantes, loin des jeux vidéo!

Hormis bien sûr ma DS, ma PSP,et peut être même, si je la joue finement, un laptop avec Galactic Civilizations et Heroes of Might and Magic V, bien ouais, c'est nécessaire pour le backup des photos, non?


A dans trois semaines!

lundi 23 juin 2008

New International Track and Field



Editeur: Konami
Développeur: Konami
Plateformes: Nintendo DS.
Date de sortie: 12 juin 2008.
Genre: DStruction massive.
Site Officiel.
Version testée: Version complète.


Le pitch: Pratiquez 24 épreuves sportives du bout du stylet.

Le contexte: je vous ai déjà assommé avec cela par le passé, donc je ne vais pas trop revenir ici sur mon amour immodéré pour les button-bashers du style Athens 2004, Track&Field, ou encore le superbe Daley Thompson's Decathlon sur Spectrum, qui parvenait, par la grâce d'une palette de couleurs qui donnerait presque envie d'être daltonien, à transformer Daley Thompson en athlète aryen. Pour rappel, à l'époque, même Michaël Jackson avait encore une pigmentation normale.

Par contre, vous ai-je déjà parlé des nouvelles DS lite? Ben non, je n'ai pas de DS lite. Je me trimballe toujours la DS first gen. Les nouvelles DS lite, comment dire... C'est un peu comme quand vous vous promenez avec madame, et qu'une petite jeunette de 19 balais, minijupe virevoletante, petit top une demi-taille trop court, vous fait un sourire en passant.

Alors bien sûr, la vie est belle avec ma bonne vieillle DS, rien à redire, mais râââh, la DS Lite, ses courbes affinées, ses couleurs chatoyantes, sa taille réduite d'un tiers, son poids plume, son toucher soyeux...
Je sens que je ne vais pas pouvoir résister longtemps encore (et c'est ici, bien entendu que s'arrête cette admirable métaphore).

Mais avant d'aller me payer cette petite bombasse qui me tend suavement les bras, autant en finir avec ma console (trans)portable en lui mettant un bon gros coup dans les gencives: New International Track and Field. Bam!

L'idée fait peur: un jeu d'athlétisme jouable exclusivement en secouant frénétiquement le stylet de part en part de l'écran. Ils étaient déjà bien à la masse, les studios DS, pour le moment, avec la molette pour casse-briques et leur infâme simulateur de simulateur de guitare (*), mais ici, on entre dans une autre dimension: en attendant, un jour peut-être, un périphérique en forme de marteau, Konami nous propose le meilleur moyen pour ruiner irréversiblement sa console, ni plus ni moins. Bande de tarés...

Mais bon, ça me fera une excuse en or pour la remplacer; et promis, la petite jeunette, je la traiterai mieux.


0:02 On commence par choisir son pays, même la Belgique y est, c'est dire si le choix est large. En solo, j'ai le choix entre le mode Carrière, le mode Défis et le mode Epreuve Simple. Mon expérience en matière de frottage athlétique de surfaces tactiles étant relativement limitée (en dehors du lit conjugal), je vais tenter quelques épreuves simples.

0:03 J'ai le choix entre 4 épreuves: 100m, longueur, javelot et 110m haies. Comme dans l'original. Les 20 autres disciplines sont à débloquer. C'est classique, mais ça motive! Première épreuve, le 100m.

0:04
Il faut choisir son personnage parmi 8 rebuts de manga. Chacun a ses propres qualités et défauts. L'un est rapide, l'autre est fortiche en lancer de poids... Kiko, quant à elle, (...) est pleine d'entrain, drôle, incisive et a une forte poitrine. L'expérience qu'elle a acquise dans la cour de récré, en devant perpétuellement fuir les garçons qui cherchaient à l'embrasser, l'a rendue particulièrement apte aux épreuves de vitesse. Fin de citation.

0:06
Alors le 100m, c'est très simple... Il y a une grosse zone horizontale sur l'écran tactile, et il faut agiter la stylet d'une extrémité à l'autre le plus rapidement possible! Une petite intro reprend le jingle du jeu original, ça fait plaisir, on n'est pas loin de ma madeleine de Proust. Puis c'est parti!! J'agite mon stylet comme un taré... et je fais un pathétique (mais presque) 13.066!

0:09 J'ai une confession à vous faire. Les jeux DS et PSP, en général, j'aime bien les tester sous la couette, un calepin posé sur la table de chevet. Généralement, ma femme a le sommeil profond et je peux jouer tranquille. Mais pas cette fois. Tentant de passer sous la barre des 12 secondes, je me démène comme un enragé... Et ma petite femme se retourne, intriguée par les vibrations, s'imaginant probablement que je faisais mon Kevin Spacey, et moi, rassurant, "chut, ne t'inquiètes pas, rendors-toi", lui montrant le stylet. Les mauvaises langues, dans les commentaires, ne manqueront pas de prétendre, les sots, qu'entre mon colosse et un stylet, ça se départage à la photo finish. Il n'empêche, pour sauver la paix des ménages, je décide de poursuivre cette aventure sportive un étage plus bas.

0:12 Pas moyen de passer sous les 12 secondes, je pense qu'inconsciemment, j'ai un peu la trouille de passer à travers l'écran!! Essayons le saut en longueur. Une prise d'élan en sprint, et puis quand la planche arrive, on garde le bouton appuyé pour choisir un angle de saut. Quand on relâche, on saute.

0:15 Cette épreuve est plus intéressante que le sprint, et au bout de quelques essais, j'arrive à 8m293. Pas mal...

0:18 Le javelot, ça m'a l'air fort semblable au saut en longueur. Un sprint, puis on garde le bouton appuyé, pour donner un angle optimal. Sur la surface tactile, il y a un bouton dessiné qu'on peut presser au stylet, mais ça casse le rythme. On peut aussi appuyer sur un bouton de la console: je préfère.

0:20 86.801m après une dizaine de tentatives, pour ma première médaille d'or! Il y a une petite différence avec la longueur tout de même: ici, quand on appuie pour choisir l'angle, l'athlète continue d'avancer; en longueur, il s'arrêtait, ce qui rend les 2 épreuves (un peu) différentes.

0:24 4° épreuve, le 110m haies. Sprint de dératé, et un saut tous les dix mètres. Ca semble tout con, mais ma DS tremble tellement quand je sprinte que j'ai du mal à voir les haies arriver!! Résultat, je me vautre comme une merde.

0:28 Bon, comme j'ai essayé toutes les épreuves possibles, il est temps d'essayer le mode Défis.

0:29 Ah bah non, en fait, y a pas de défis débloqués non plus. Mode carrière alors.

0:30 Un seul mode de difficulté possible, facile (le reste, comme d'hab', à unlocker). Les 4 épreuves décrites plus haut vont s'enchaîner pour autant que je réussisse les minimas imposés à chaque fois.

0:40 Les minimas sont ridicules en mode facile: 20 secondes pour le 100m; 2m en longueur... Ah! Même en short sur une vraie piste, j'y arrive!! Pas de problème, donc, et je termine premier: médaille d'or! Et je débloque quatre nouvelles épreuves: Lancer du Poids, Arçons, Tir aux Clays et 400m. Tir, arçons? On va dire que Konami a une interprétation très libérale de l'athlétisme...

0:42 Etape suivante dans ma 'carrière', une compétition avec les 4 épreuves suivantes. Le poids n'est qu'une copie de la longueur et du javelot: sprint, bouton pour déterminer l'angle. C'est intéressant la première fois, mais la répétition commence à lasser.

0:44 Le cheval d'arçons est légèrement différent: bouton pour sauter sur le tremplin, bouton pour rebondir sur l'agrès, puis faire des cercles pour les sauts périlleux. Alors non seulement je fais de ma gueule en sortant des termes improbables comme agrès, mais en plus je me permets de faire remarquer à Konami qu'ils confondent
le saut de cheval, pratiqué ici, et le cheval d'arçons, cette discpline qui met remarquablement en évidence que l'homme et la gymnastique feraient mieux de s'éviter.

0:48 Le tir aux clays demande une coordination intéressante entre deux boutons pour tirer et le positionnement du curseur. Le rythme s'accélère, ça devient stressant. Sympa.

0:51 Le 400m, pour terminer. J'ai un peu la trouille de devoir sprinter comme un dingue 4 fois plus longtemps que sur 100m (ouais, j'assure à donf en maths), mais heureusement, le système est un peu plus user-friendly: durant 300m, il faut assurer un rythme modéré, et c'est seulement à l'approche de la dernière ligne droite qu'il faut tout donner!

0:53 Une fois encore, les minimas étaient tellement bas et les adversaires faiblards que je remporte sans souci la médaille d'or.

0:54 Pour terminer, essayons le mode multijoueur, qui permet d'affronter par Wi-Fi des concurrents en ligne.

1:01 Après 7 minutes et trois tentatives, pas moyen de trouver un seul adversaire sur le Net. Mmmmh... Plus d'un million d'andouilles qui jouent à Halo 3 online, et pas un seul à Track and Field? Pfff... [mode over-optimiste]Cela dit, le jeu est tout nouveau, laissons-lui un peu de temps.[/mode over-optimiste]

Vais-je conti
nuer à y jouer? Oui, si le mode online se remplit un peu.

Pourquoi? C'est comme Track & Field, que j'adore, mais avec 24 épreuves au lieu de 6. Le nombre de trucs à débloquer donne envie de persévérer un peu, et en fin de compte, les contrôles sont sympa, à condition d'y aller mollo quand même. J'ai examiné mon écran après cette séance, aucune déterioration à observer. M'en fous, j'achèterai la nouvelle DS quand même!


(*) Cela dit, je me gausse, mais c'est tellement crétin que je vois mal comment faire l'impasse sur ces deux brols...

jeudi 12 juin 2008

Civilization Revolution



Editeur: 2K Games
Développeur: Firaxis
Plateformes: XBOX360, PS3, Wii, DS.
Date de sortie: 13 juin 2008.
Genre: Civ pour les nuls.
Site Officiel.
Version testée: Version démo XBOX 360.


Le pitch: Menez la peuplade de votre choix vers la suprématie mondiale, de -4000 à l'ère spatiale.

Le contexte: j'ai été prof pendant deux ans, je sais de quoi je parle: quand un petit merdeux vous affirme sans rire que les Grandes Pyramides ont été construites au Japon par Abraham Lincoln en 1515, ou que la 2° guerre mondiale a été remportée par l'Empire Maya et ses redoutables sous-marins, je vois deux possibilités.

Soit l'idiot, surexposé à la Nouvelle Star et kiffant trop grave la tektonic, est juste un peu borderline pour l'enseignement traditionnel, et il convient de le préparer mentalement à la brillante carrière de réassortisseur rayon textile hommes chez Carrefour qui ne manquera pas de lui tomber sur la gueule, une fois ses rêves de grande vedette évaporés, car rappelons-le, pour un Julien Doré, il y a mille Juliens plombés. Ce qui est ma foi plutôt dommage, je me serais bien fait, moi aussi, fumer le cigare par Louise...

Soit le cancre a passé ses nuits sur l'une ou l'autre version de Civilization, et, les cernes aux yeux, il ne fait que restituer fidèlement l'expérience qu'il a vécue avec ce fantastique jeu qui, même s'il nous place devant des anachronismes corsés, est un véritable classique du jeu se stratégie sur PC.

J'ai un peu touché à toutes les versions ayant existé jusqu'ici, du I au IV, en passant par les spin-offs tels Call to Power ou encore Alpha Centauri, avec à chaque fois beaucoup de plaisir mais aussi l'énorme regret de ne pas avoir plus de temps à leur consacrer.

Alors que penser de ce nouvel opus, Civilization Revolution, qui s'annonce exclusivement sur consoles, la version PC ayant été annulée? L'idée de porter Civilization sur consoles me paraît assez saugrenue a priori, et sans espérer de révolution, - on ne me la fait pas -, je serais déjà bien content d'assister à une évolution. Essayons donc la démo 360...

0:02 Scène d'intro typiquement Civ: on voit, en deux minutes, l'histoire de l'humanité, de l'homme des cavernes à la conquête spatiale. Le film se termine avec l'homme des cavernes dessinant un vaisseau spatial. Sans rire.

0:03 Je peux choisir d'incarner un personnage parmi une belle brochette de tyrans, mégalomanes, psychopathes et autres leaders intemporels, tels Cléopâtre, Alexandre le Grand, Mao, Bismarck, Montezuma, Lincoln...

0:06 Chaque leader a ses propres avantages. Par exemple, Mao offre une croissance plus rapide de la population, une alphabétisation rapide, des coûts réduits de moitié pour la construction de bibliothèques, et une insensibilité aux effets négatifs de l'anarchie. Je laisse aux historiens tendance enculade de mouches le soin de disserter sur le bien-fondé historique de ces bonus. Pour ma part, je trouve que les nichons de Catherine de Russie sont admirablement modélisés, ce qui risque de perturber sensiblement l'objectivité de mon choix.


0:08 Après avoir passé une éternité à étudier les avantages de chaque personnage, je réalise que seuls Cléopâtre et Alexandre le Grand sont sélectionnables, pfffff... Va pour Cléo.

0:10 Sorte de fruit improbable d'un accouplement contre-nature entre Laurent Broomhead et Tryphon Tournesol, un personnage m'explique les mécanismes et les commandes du jeu. En -4000, ma civilisation égyptienne prend naissance... sur la banquise!!

0:13 Chaque tour de jeu équivaut à 100 ans, en début de partie. Ma seule unité, des guerriers, quitte la capitale, Thèbes, et mettra 400 ans pour faire le tour d'une île qui, à vue de nez, équivaut à la Corse... Quels glandus!

0:15 Un épais brouilard de guerre entoure mes unités, et je me rends compte, au hasard d'un déplacement, que l'île où je suis implanté... n'en est pas une! Il y a en effet un bras de terre me permettant de joindre le continent à pied. Bien évidemment, je viens juste d'ordonner la construction de galères plutôt que d'autres guerriers. Bravo!

0:18 Premier contact! Je rencontre une tribu barbare, et un tableau m'informe que j'ai un net avantage (2 vs 0.5) au combat. En effet, c'est un massacre! Je récolte 40 pièces d'or.

0:21 Comme dans tous les Civ, les villes produisent des ressources de production, de la recherche, de la bouffe et du fric. Cependant, ici, il suffit de spécifier quelle est la priorité voulue, et les travailleurs se répartissent automatiquement. Civ pour les nuls: la nourriture fait grandir les villes (ce qui donne plus de travailleurs), les ressources permettent de construire unités et bâtiments, et la recherche permet, via des connaissances supplémentaires, de choisir des unités et bâtiments nouveaux. Vous voyez le genre de dilemmes auquel le joueur de Civ est confronté... car il n'y a pas de mauvaise tactique!

0:22 Pour cette démo, je fais le choix de la guerre! Ma première technologie recherchée sera le travail du bronze, qui me permettra de construire des casernes et des archers. Fiiiiiiiight!

0:26 Utile pour nos zamis étudiants qui révisent en ce moment leurs cours d'histoire: en -2600, la civilisation égyptienne avec ses redoutables archers, a anéanti la civilisation Maya à Tenochtitlan, malgré les conditions glaciaires qui régnaient sur la banquise mexicaine. Pour célébrer ce fait de guerre, les Egyptiens ont entrepris la construction de Stonehenge sur le site de la capitale Maya. Je n'invente rien. Tryphon Broomhead m'informe que si j'élimine encore 3 civilisations adverses, je remporterai la victoire territoriale... Cool, pourquoi m'évertuerais-je à envoyer des couillons dans l'espace (victoire technologique), alors que je peux massacrer mes voisins, mmmh?

0:31 Voix off: "Les villageois estiment que 3 des artéfacts antiques éparpillés à travers le monde n'ont pas encore été trouvés". Et moi je dis que s'ils sont si bien informés, les pécores n'ont qu'à aller pelleter eux-mêmes.

0:33 Attiré par toute cette belle culture égyptienne, ainsi que par le pif à Cléopâtre, Marco Polo déboule à Thèbes en -2400. Ouaip.

0:37 Les commandes, contrairement à ce qu'on pouvait craindre, sont assez intuitives: joy gauche pour les déplacements, joy droit pour le scrolling, gâchettes et boutons supérieurs pour divers menus contextuels, D-Pad pour choisir l'unité suivante, et les 4 boutons colorés pour des actions dépendant de l'unité ou ville sélectionnée. Il y a toujours suffisamment d'aide à l'écran pour s'en sortir sans peine. Ca reste moins confortable que sur un bon vieux PC, mais je suis cependant agréablement surpris. Seul problème, je n'ai pas trouvé le moyen d'afficher une carte générale (vue 'satellite'). Très gênant, mais la version finale aura peut-être cette fonctionnalité.

0:44 A la suite, je pense, de la prise d'un village barbare, je dispose d'une unité de guerriers ninja (égyptiens), ce qui m'amuse beaucoup, mais j'ai le sourire facile. Néanmoins, les grecs rigolent moins, et mes ninjas s'emparent d'Athènes. Et de 2 civilisations détruites. Les combats sont toujours largement en ma faveur. Je n'ai pas l'habitude de dérouler comme ça en jouant à Civ...

0:47 Autre nouveauté: je paie 70 or pour construire une route entre Thèbes et Athènes, et... pouf, elle apparaît tout de suite, au lieu d'être bâtie au fil des tours!! D'un côté, c'est logique, faut pas 400 ans pour aligner quelques pavés. Mais alors, pourquoi est-ce que je dois attendre ma caserne pendant un bon demi-millénaire!?

1:01 Durant ce dernier quart d'heure, ayant découvert le fer, je produis quantité de légions, qui déferleront sur l'empire zoulou, troisième civilisation à passer sous le fil de mon glaive ensanglanté. Etant donné le manque complet de résistance ennemie, j'imagine qu'il sera aisé de dénicher et décimer une quatrième peuplade, lâchement planquée dans un coin en attendant l'inéluctable...


Vais-je continuer à y jouer? Non.

Pourquoi? La version démo semble techniquement assez réussie, mais n'offre rien de nouveau par rapport à toutes les versions PC précédentes. Si vous ne possédez pas de PC, CivRev peut être un titre intéressant et différent, mais assurez-vous au préalable que le jeu dispose de choix de niveaux de difficulté. Dans la démo, y en a pas, et j'ai remporté une victoire totale après 1h20... Du jamais vu!

Pour ma part, j'attends un vrai Civ 5 sur PC.

mercredi 4 juin 2008

Race Driver: GRID, avec de vrais morceaux de culture dedans.



Editeur: Codemasters
Développeur: Codemasters
Plateformes: XBOX360, PS3, DS, PC.
Date de sortie: 29/05/2008.
Genre: Jeu de bagnoles multi-tâches.
Site Officiel.
Version testée: Version complète XBOX 360.


Le pitch: Bon, on va pas trop s'exciter sur le scénar', c'est un jeu de caisses, ok? Commencez en bas de l'échelle pour arriver en haut, si ça vous chante.


Le contexte: Stuntman Ignition, Colin Mc Rae: Dirt, Burnout Paradise, Mario Kart Wii. Avec celui-ci, ça va faire mon 5° racing game que je commente ici... Et on ne va pas se mentir, je sens que ça va pas être facile de vous tenir en haleine, public exigeant et connaisseur, alors que, grosso modo, je vais tourner en rond comme un abruti pendant une heure.

Alors voilà ce qu'on va faire. Je vous expédie la conclusion en 5 minutes chrono, douche et préliminaires compris, et puis, histoire de ne pas trop vous flouer sur le contenu, je vous offre, non pas un, non pas deux, Madame, mais TROIS billets culture, c'est gratuit, c'est pour moi, ça fait plaisir.

0:01 J'insère le disque dans ma XBOX360...

1:00 ...ouf. J'ai bien roulé!

Vais-je continuer à y jouer? Non

Pourquoi? Grid se positionne difficilement entre arcade et simulation: les circuits et voitures se veulent réalistes, les épreuves proposées et le modèle financier du mode carrière se prennent au sérieux, mais une fois sur la piste, c'est un peu le bordel: aucun réglage possible, courses trop courtes et ultra-bourrines. Il y a des épreuves de stock-car, mais honnêtement, il n'y a pas trop de différences avec les courses régulières. Les monoplaces collent au circuit comme des Scalextric, et par respect envers les développeurs et leurs familles, je préfère taire ce que je pense des compétitions de drift. Le mode online fonctionne bien, mais est un peu vide de contenu.

Evoquons finalement la méga-trouvaille révolutionnaire qui va tout changer. Les flashbacks vous permettent de revenir en arrière de quelques secondes, à la Prince of Persia, pour retenter un virage délicat ou un dépassement foireux qui s'est terminé Distel-style. Si votre truc dans la vie, c'est d'abuser des aimbots dans Counter-strike, de faire péter les cheat-codes God of War au moindre boss un peu nerveux, et de faucher en cachette les biftons de Monopoly quand votre petite nièce commence à vous dominer, alors c'est sûr, les flashbacks de GRID vont être votre came. Mais sinon, soyons clairs: c'est de la putain de triche pure et simple, et à chaque flashback que vous enclenchez, une partie de la dignité qui vous reste part en fumée. A vous de voir.

Retenons cependant quelque chose de positif: grâce à GRID, j'ai pu me rendre compte que le tracé des 24h du Mans était probablement aussi chiant qu'un dîner en tête à tête avec Brigitte Bardot période XXI° siècle. A moins de prendre des cuisses de grenouille en entrée, puis un demi-homard (en insistant bien pour que la bête soit coupée vivante avant la cuisson. C'est plus savoureux).


Ca, c'est fait. Je vous ai fait économiser 65€, donc pourquoi ne pas tout claquer comme un perdu en DVD, BD et séances de ciné, mmmh?


Le film qui plombe l'ambiance: "Le scaphandre et le Papillon".

Etant généralement d'un hermétisme robuste aux films dramatiques français, ne me demandez pas comment j'en suis arrivé à me captiver pour cette histoire réelle et tragique d'un homme frappé, suite à un accident cérébral, du locked-in syndrome, une affection rarissime se traduisant par une paralysie totale à l'exception des paupières. Filmé quasi-totalement en vue subjective à travers les yeux du patient, avec une voix-off exprimant ses pensées, le film raconte la terrifiante prise de conscience de son état, puis les efforts immenses pour 'dicter' un livre, lettre par lettre, en clignant la paupière au bon moment alors qu'une infirmière récite un alphabet optimisé:
ESARINTULOMDPCFBVHGJQZYXKW. Le livre a vu le jour, peu avant la mort du patient. Imaginez le travail.

Alors bien entendu, c'est légèrement moins rigolard que la Grande Vadrouille, et un peu moins rythmé qu'un Indiana Jones.

Mais ce film est une petite merveille, qui nous ramène à l'essentiel, et qui apporte un éclairage complètement dérisoire à nos petits tracas quotidiens. Seul bémol, soyez prévenus: à chaque début de commencement de migraine, vous allez désormais flipper votre race!




La série idéale pour reprendre des couleurs: "How I met your mother".

Ayant consommé tardivement les 10 saisons de Friends en moins d'un an, c'est avec grand plaisir que je vous présente la sitcom qui parvient à faire mieux sur le même thème de la bande d'amis post-adolescents New-Yorkais empêtrés dans les dilemmes sentimentaux, le tout sur fond de rires préenregistrés, mais les répliques font tellement mouche que ça passe comme dans du beurre.

Le casting? Ted et Robin, le couple inévitable qui ne parvient pas à se déclarer, et sur qui on a envie de gueuler 'Putain, mais SORS AVEC!!' à chaque épisode; Marshall et Lily, le couple de toujours, casanier mais tétanisé à l'idée de s'engager pour de bon; et enfin, Barney, le célibataire endurci, macho, tombeur, prêt à vendre un rein pour un beau petit cul... mais pas le sien.

Rien de radicalement original, mais la série se démarque par la qualité de son écriture, multipliant les flash-backs, les histoires parallèles, et proposant des dialogues savoureux, surtout si on profite de la version originale.

Mention spéciale, aussi, pour Alyson Hannigan, qui réussit l'improbable tour de force d'être à la fois rousse, plate, mais bien excitante. J'aurais jamais cru ça possible.

Les saisons I et II sont disponibles en DVD zone 2, et cette dernière est également diffusée pour le moment sur Be TV (notre Canal+ belge). La saison III est terminée aux States, et il y aura au minimum une 4° saison. Que du bonheur!



La BD qui ne paie pas de mine: "Spirou, le journal d'un ingénu"

J'aime pas Tintin, j'aime pas Jacques Brel, j'aime pas Adamo, j'aime pas Annie Cordy, j'aime pas les moules... et je n'aimais pas Spirou. Pour un belge, ça la fout mal, rejeter d'emblée les 5 piliers historiques de notre identité nationale.

Cependant, en ce qui concerne Spirou, nombre de critiques très favorables étant arrivées jusqu'à mes pavillons surdimensionnés, j'ai acquis par curiosité le Journal d'un ingénu. Grand bien m'en a pris.

Le propos de ce livre est de nous replacer à l'entrée de Spirou dans l'âge adulte, à l'aube de la deuxième guerre mondiale, et d'apporter nombre d'éclaircissements sur Spirou et son entourage: d'où vient Fantasio? Pourquoi cet accoutrement de groom? Spirou est-il réellement asexué? Pourquoi Spip pense-t'il?

Tout au long d'un récit enlevé et au ton nettement moins ennuyeux que la moyenne de la série, ces révélations nous seront proposées, non sans humour. Sous la plume originale d'Emile Bravo, Spirou est très naïf et peu assuré, il draguouille, boit des pintes, et il est même sur le point d'empêcher la guerre... mais cette grosse andouille de Fantasio va tout faire foirer.

Cet album one-shot est une très bonne surprise, à découvrir même sans être fan.