samedi 15 mars 2008

Lego Star Wars: the Complete Saga



Editeur: Lucasarts
Développeur: Traveller's Tales
Plateformes: PS3, XBOX360, Wii, DS.
Date de sortie: Novembre 2007.
Genre: Jeu de plateformes à construire soi-même.
Site Officiel.
Version testée: Version complète PS3.



Le pitch: Dans un futur alternatif où les hommes, non contents de développer des pouvoirs Jedi, sont en outre composés exclusivement de briques de plastique, revivez l'intégralité de la saga Star Wars.

Le contexte: Pif Gadget, Star Wars, FGTH, Albator, les Penthouse planqués sous le matelas: toute ma jeunesse! Difficile, dès lors, de résister à l'exposition Star Wars qui se tient actuellement à Bruxelles.

Mais bien entendu, avant une telle visite, un petit rafraîchissement de mémoire s'impose, histoire de pouvoir distinguer sans peine Chewbacca d'un X-Wing. A la base, mon idée première était de me refaire en DVD la double trilogie (la sexologie?), mais la simple évocation des insoutenables scènes romantico-bucoliques entre Padmé et Anakin dans l'Episode II de sinistre mémoire, me cause des hauts-le-coeur nauséeux comme je n'en avais plus connu depuis les légendaires soirées Duvel à 40 balles qui ont émaillé mes études. C'est tout dire.

C'est pourquoi ce Lego Star Wars pourrait être une autre bonne manière de se remémorer les films sans devoir y toucher, même si l'association entre les 2 licences peut sembler étrange. Il faut préciser que, quand j'étais en âge de jouer aux Lego, si on voulait faire un vaisseau spatial, fallait prendre des briques rectangulaires de toutes les couleurs et avoir au final beaucoup d'indulgence et d'imagination. Pas étonnant, donc, que je n'aie jamais vraiment mordu.

Mais en fouinant un peu, j'ai vu que les djeunz' d'aujourd'hui, ils ont ça:


Voilà déjà une belle idée de cadeau pour la Noël 2015!

Pour patienter, voyons si Lego Star Wars: The complete Saga casse des briques! Désolé.


0:01 On entre cash dans le vif du sujet. Pas d'intro, rien. Je tombe directement dans la Cantina, bercé par la musique typique du lieu. Je suis Obi-Wan, paraît-il, mais comment un personnage Lego pourrait-il vraiment ressembler à un acteur aussi peu typé qu'Ewan Mc Gregor?

0:02 Chacun des 6 épisodes est divisé en 6 chapitres, mais pour le moment, je suis obligé de commencer par l'épisode I... Bof. J'espérais pouvoir choisir librement, je suis surtout chaud boulette pour les épisodes 3 à 6.

0:03 La Menace fantôme, Chapitre 1: les Négociations. Comme dans le film, je me retrouve aux côtés de Qui-Gon Jinn, enfermé dans un vaisseau. En appuyant sur Carré, je dégaîne mon sabre laser. Zzzzzoum... Zzzjiouphh... Zzzjiakk... Tttssschhh... Un plaisir pour les yeux et les oreilles!

0:05 Quand on casse des caisses, une pluie de boulons s'échappent: bon sang, ils ont AUSSI la licence de Ratchet et Clank?

0:06 Premiers ennemis, une fois la porte éclatée au sabre laser: un squad de droïdes beiges. Je les tranche au sabre laser. En appuyant sur Triangle, je switche entre Obi-Wan et Qui-Gon. Mais ça ne change pas grand'chose, leurs points de vie (4 coeurs) sont partagés, et ils semblent user du sabre avec la même dextérité.

0:10 Certaines portes sont bloquées par des switches. Mais au fond d'un couloir, je trouve un droïde protocolaire, qui intègre mon équipe. Il ne sait ni sauter ni combattre, mais au moins, il m'ouvre les portes.

0:16 Dans chaque niveau, 10 trésors (minikits) sont super bien planqués. Rien n'oblige de les trouver, je pense, et je ne sais pas ce que ça rapporte, mais cela fera sûrement plaisir aux excités des accomplishments.

0:18 Outre les duels au sabre laser, les Jedi peuvent utiliser la Force pour repousser les ennemis. Particulièrement jouissif quand on projette un ennemi sur un autre!

0:19 La force permet aussi d'activer certains mécanismes et de déplacer des plateformes, pour atteindre des endroits surélevés ou cachés. Le coeur de cible du jeu étant l'adolescent américain moyen, je ne m'attends pas à trop suer sur les énigmes.

0:22 Dans un grand hangar, deux Droïdeka surgissent et me flinguent... Je suis mort. Mais à ma grande surprise, je réapparais directement, en pleine santé! Je perds bien quelques boulons, mais je peux les ramasser à nouveau... Un peu facile.

0:31 Je termine le chapitre 1. J'ai ramassé 60.000 boulons, mais j'ai à peine trouvé 2 minikits sur les 10! Il faudra revenir plus tard...

0:33 Au bar de la Cantina, je peux acheter des personnages supplémentaires (droïdes de combats, droïde protocolaire), mais je vais faire mon radin et économiser, des fois qu'on puisse acheter Darth Maul plus tard.

0:35 Chapitre 2: l'Invasion de Naboo. On est dans la forêt, et devant nous, des Gungan sont pourchassés par les droïdes. Une fois encore, la ressemblance avec la scène du film est frappante.

0:38 Noooooooooooon! Pas l'insupportable Jar Jar Binks! Pourtant, je vais devoir me le coltiner, car il saute plus haut que les Jedi (genre, n'importe quoi...), et est donc utile pour ramasser des minikits et des boulons précieux.

0:41 Excellent! D'un coup de sabre laser, je renvoie un rayon vers le droïde qui l'avait tiré!

0:48 Après un passage dans les marais de Naboo, j'atteins la fin du deuxième épisode. Je suis partagé: le jeu est beaucoup trop facile, mais le charme qui s'en dégage est très addictif...

0:50 Cool! Tous les 6 épisodes sont désormais débloqués! Je vais pouvoir me faire la saga à rebours, Memento-style.

0:53 J'essaie le Mode Libre. Après avoir terminé un niveau, on peut le rejouer avec tous les personnages débloqués auparavant. Par exemple, je peux utiliser Jar Jar dans le chapitre 1 pour attraper un minikit caché en hauteur... Je ne pouvais donc pas récolter tous les minikits lors du premier essai!

0:58 Une porte est verrouillée par un switch que seul R2-D2 pourra activer... et je n'ai toujours pas débloqué ce robot. Faudra revenir une troisième fois.

1:03 Fini. Il me manque toujours 3 minikits...

Vais-je continuer à y jouer? Oui.

Pourquoi? Lego Star Wars n'a aucun intérêt pour le commun des mortels: le jeu est très (TRES) facile, et le scénario est inexistant, on a juste une suite de scènes des films sans lien direct entre elles. Par contre, pour les fans de la saga, les scènes revues sous l'angle Lego, les combats au sabre laser et la multitude de personnages et autres bonus à débloquer rendent ce jeu fort attachant. Mais il aurait vraiment fallu pouvoir ajuster la difficulté...

samedi 8 mars 2008

The Bigs



Editeur: 2K Sports
Développeur: Blue Castle Games
Plateformes:
PS3, XBOX360, Wii.
Date de sortie: Octobre 2007.
Genre: Sport obscur.
Site Officiel.
Version testée: Version complète Wii.



Le pitch: C'est un jeu de base-ball. J'ose m'avancer: peu d'envolées lyriques ni de rebondissements scénaristiques à prévoir.

Le contexte: J'ai toujours été un grand romantique. En voyage de noces aux Etats-Unis, j'ai offert à ma femme deux tickets... pour un match de base-ball. La totale: entrée au stade, un coca moyen (1.5 l, quand même), un seau de nachos accompagnés d'une sauce qui bafoue allègrement toutes les régulations alimentaires. Ses yeux émerveillés pétillaient de bonheur. Tout était prêt pour une après-midi de feu... à condition de piger un peu ce qui se passe devant nous.

Car il en va d'un match de base-ball comme d'un ballet Béjart: on commence inévitablement par se demander ce qui peut bien pousser le public à s'enthousiasmer pour une bande d'andouilles en collants moule-burnes qui courent comme des poulets décapités dans un agencement qui défie toute logique.

Si, dans le cas de la troupe au petit suisse, un amour inavoué et immodéré pour les poutres apparentes reste la seule explication plausible, on peut comprendre les fans des Dodgers.
Certes, un match de base-ball est probablement le seul événement sportif où l'on peut se lever de son siège 45 minutes pour chercher une Bud Light, et ne rater aucun fait marquant. Mais quand on commence à assimiler les règles, on se prend à savourer les impitoyables duels lanceur-batteur, les incroyables prises de balle, et tout le cérémonial qui entoure ce spectacle.

J'aime ce sport, donc. Et sur la Wii, c'est avec impatience que je guettais la sortie d'un vrai jeu de baseball. Car si, sur WiiSports, le baseball est à mon sens la discipline la plus intéressante, la limitation à 3 innings et l'impossibilité de contrôler l'équipe receveuse apauvrissent cependant le jeu.

Sent-on vraiment les 40 euros de différence entre the Bigs et WiiSports-baseball? Lisez!

0:01 Musique d'intro: Millenium, par Killing Joke, ou comment faire bonne impression dès les starting-blocks. Et quand on secoue la Wiimote dans le menu, on accède au juke-box: Ace of Spades de Motorhead, Primus, White Zombie, Fu Manchu: du bon gros rock qui arrache, ça fait plaisir.

0:03 Les modes de jeu: Exhibition, Rookie Challenge, Home run Derby et un tutorial. On va commencer par ça.

0:18 Je passe un quart d'heure à réussir les 9 types de lancers. La technique: on fait un mouvement du bras en arrière, on appuye sur A, B ou A+B, on lâche le bouton selon une jauge, et on peut pivoter le poignet dans les deux sens, pour des effets supplémentaires. Oh, et avec le joystick du Nunchuk, on détermine l'endroit que l'on vise (+Z si on veut volontairement viser hors-cadre). Ouais, c'est assez complexe. Et on va bien mettre la dragonne, histoire d'éviter un accident à 3000 euros...

0:20 Jeu de position: 'With the C button held down, press and hold the A button while snapping the Wiimote right'. Hein? Je ne savais même pas que la Wiimote avait un bouton C!!

0:26 Voilà, j'ai achevé le tutorial. Essayons un petit match. Dodgers vs Rockies, en souvenir de mon voyage de noces. Difficulté: normal; trois innings dans les options, mais je peux aller jusqu'au nombre officiel (9).

0:38 Fin du premier inning. A la batte, je me suis pris 3 strikeouts sans toucher une seule balle. Au lancer, je me ramasse... 21 points dans la vue. Ouais, mon lancer est faiblard, ma prise de balle n'est pas optimale, et quand je ramasse cette balle, j'ai la fâcheuse tendance de l'envoyer n'importe où. N'empêche, quelle humiliation à domicile! Vais peut-être passer en mode easy.

0:39 Quand on est à la batte, le nunchuk et son cordon, c'est bien chiant! On n'est pas franchement libre de ses mouvements.

0:43 Chaque coup réussi rapporte des points, qui remplissent une jauge, et quand celle-ci est remplie, l'écran devient tout bleu, et le batteur réussit un super home run. Drôle d'idée. Non seulement, cela contraste bizarrement avec le réalisme général du jeu, mais en plus, cela enfonce définitivement l'équipe à la traîne...

0:51 Deuxième inning: 0-43. Evidemment, je suis nul, mais le système de passe de la balle est abominable: je fais très clairement le mouvement pour passer à la première base et éliminer le coureur, et la balle file ailleurs. Non pas une fois, mais au moins quatre ou cinq fois. Ca me rend fou. J'arrête mes frais et je vais essayer 'Home Run Derby', ça va me calmer.

0:54 Split-screen. Je joue contre un adversaire A.I., le premier a mettre 10 home runs remporte la partie. Mini-jeu sans intérêt (et je ne dis pas ça parce que je me prends 10-4 dans les gencives...)

0:59 Il me reste juste un peu de temps pour examiner le mode Rookie Challenge. Là, on crée un personnage qui commence en bas de l'échelle. Ok, un mode carrière, avec des super missions du genre, battez les Indians en 5 innings. Génial. Le problème, c'est qu'il faut avoir un méchant caillot dans le cerveau pour avoir envie de se goinfrer une carrière complète de ce truc....

Vais-je continuer à y jouer? Non.

Pourquoi? Les contrôles sont abominables, et j'ai la ferme impression que des heures d'entraînement n'y changeraient rien. Quand la courbe d'apprentissage ressemble aux falaises d'Etretat, et qu'au bout d'une heure, je n'ai pas tiré une seule seconde de plaisir, y a comme un problème...

En outre, les graphiques nous replacent 5 ans en arrière; il n'y a rien qui puisse sauver ce titre, à part peut-être la bande son. Poubelle.

lundi 3 mars 2008

Patapon



Editeur: Sony
Développeur:Pyramid
Plateformes: PSP.
Date de sortie: 22/02/2008.
Genre: Rythme/Stratégie !?.
Site Officiel.
Version testée: Version complète.


Le pitch: La tribu des Patapons est affamée et abandonnée par son Dieu; vous allez reprendre ce rôle divin en leur donnant des ordres guerriers à l'aide d'un tambour.

Le contexte: Hormis le fait que Patapon mérite une très belle place sur le podium des noms de jeux vidéo les plus débilos (bien calé, il faut dire, devant Princess Tomato in Salad Kingdom mais loin derrière l'indétrônable Divine Divinity), je ne savais quasiment rien de ce jeu. De beaux petits graphismes tout mimis, qui font penser à Loco Roco et aux Lemmings, et d'excellentes critiques m'ont poussé à acheter ce jeu que j'attendais pourtant autant que le prochain Alexandra Ledermann. Et il m'a fallu une bonne dose de courage, car il n'est pas aisé d'affronter le regard du vendeur, quand, à 36 balais bien tassés, on se pointe à la caisse avec... Patapon en main. Mais tout s'est bien passé, je vous remercie, je n'ai même pas eu à dégaîner la désormais légendaire excuse tout-terrain, 'c'est pour le gamin'.

Et, malgré la relation assez désinvolte que j'ai vis-à-vis de l'argent, j'aimerais beaucoup qu'on m'explique calmement la raison pour laquelle un jeu vendu $20 aux States nous arrive ici à... 40 euros! Rangez vos calculettes, j'ai fait l'ignoble calcul pour vous: pour un Patapon européen, on peut très exactement se payer 3 Patapons ricains. En termes techniques, ça s'appelle se la faire mettre, bien profond.

Il a intérêt à assurer, le bougre.

0:01 Comme d'hab' avec cette bonne vieille PSP, qui dit nouveau jeu, dit nouveau firmware à installer. J'aime bien la question: 'désirez-vous installer la mise à jour 3.73?' Je viens de claquer 40 boulettes pour un jeu qui ne démarrera pas sans cet update, alors... A TON AVIS?

0:04 Les avocats sont des écrivains refoulés. Ca fait bien 45 secondes non-stop que je scrolle le texte de Licence Agreement... Quelle tartine! Sans rire, ils pourraient glisser sans problème une clause du style 'Sony Europe se réserve le droit de violer vos femmes et d'égorger vos enfants', ça passerait complètement inaperçu. En tout cas, moi j'essaierais.

0:05 L'intro commence, sur une musique originale de cornemuse (mais sympa quand même). Je suis le Almighty, 'tout-puissant', c'est toujours bon pour l'ego. Je reçois un tambour sacré pour faire avancer les Patapons, de petites bestioles rondes et noires qui ne sont pas sans évoquer un chapelet de crottes de lapin (armées).

0:06 Un petit tutorial nous apprend que notre tambour sacré fait 'PON' en appuyant sur Rond, et 'PATA' en appuyant sur Carré. Pour faire avancer les Patapons, il faut faire la combinaison de touches Carré, Carré, Carré, Rond: PATA, PATA, PATA, PON. Et en rythme, en respectant un métronome, qui bat, à vue de nez, à 100 BPM. Quand on réussit la séquence, les Patapons chantent 'Pata, pata, pata pon' avec des voix idiotes et avancent...

0:09 Dans la capitale, Patapolis, on me demande d'entrer mon nom. Mais apparemment, Nounet c'est déjà trop long!? 4 lettres maximum: ça sera Nou.

0:12 J'emmène mes troupes affamées à la chasse. Pour attaquer, il faut jouer Pon, Pon, Pata, Pon en rythme...
En combinant ces commandes de déplacement et d'attaque, je peux chasser de gros mammouths bien juteux. Les graphismes sont colorés et stylisés en arrière-plan, alors que les créatures apparaissent en ombres chinoises. Le résultat est très agréable.

0:14 Si on réussit 10 commandes à la suite, mes soldats deviennent frénétiques, et font plus de dégâts. C'est vraiment un jeu de rythme, et je surprends à battre la cadence avec mon pied (ce qui s'avère extrêmement frustrant pour mon entourage).

0:15 Bataille gagnée! Un écran récapitulatif m'apprend, sans autre explication, que j'ai gagné 160 Ka-Ching, 0 Lost Caps, 0 Retrieved Caps, et 3 Kacheek. Oo-kaaayyyy....

0:21 Après avoir découvert mon inventaire, ma mission suivante est un affrontement contre des Zigotons, mes ennemis jurés. Au plus ce test avance, au plus j'ai l'impression de m'enliser dans le ridicule...

0:23 Ma petite armée, composée d'un Hatapon (porte-drapeau) et 3 Yaripons (vougiers, pour ceux qui suivent...) est un peu légère. Heureusement, un Tatepon (fantassin) bien costaud vient me prêter main forte. Il se place devant mes Yaripon, et défait les Zigotons sans souci. Je ramasse aussi une série d'armes avec lesquelles je pourrai sûrement upgrader mes troupes.

0:25 Mission suivante, les Zigotons contr'attaquent.

0:27 Mmmmh, je ne trouve pas comment faire pause. Apparemment, y a pas moyen...

0:29
Je me fais laminer, ils sont trop nombreux! Retour à Patapolis, la queue entre les jambes.

0:32
Je paie un peu plus attention à ce qu'on me raconte, et on m'explique comment ressusciter les soldats ou en ajouter, à l'aide de matières premières (viande, bois, pierre) et de fric (les Ka-Ching) ramassés sur les champs de bataille. J'ajoute une paire de fantassins à mon armée de lanciers, ça va chier cette fois!!

0:40 Ouais, cette fois, avec deux fantassins qui protègent mes lanciers, ça fait plus de dégâts! J'écrase les Zigotons, ramasse un peu de fric et quelques objets. Le concept de commander ses troupes à l'aide d'un tambour est assez original; par contre, j'espère que le jeu va offrir un plus de subtilités que ces 2 commandes basiques, 'Marche' et 'Attaque'.

0:43 On me présente Pan le Pakapon, un arbre géant qui swingue au rythme de ma trompette... Je lui donne un bout de viande, et il le transforme, au bout d'un mini-jeu basique, en matériaux précieux. Ceux-ci peuvent servir pour fabriquer des Patapons supérieurs.

0:45 Ca me frappe seulement maintenant, mais les ressemblances entre les Patapons et les Shadoks sont énormes. Univers barré, expression mono-syllabique, corps rond et pattes en bâtonnets... Nostalgie.

0:52 Lors de la mission suivante, un Yumipon (archer) vient à mon aide pour raser un fort Zigoton. En mode Fever, il décoche trois flèches au lieu d'une seule, ça fait très mal. La victoire est assez facile.

0:54 Et je peux désormais ajouter des archers à mon armée. Elle se compose désormais de deux archers, trois lanciers et deux fantassins.

0:55 Mon premier boss! Je dois battre Gong, un Zigoton qui balance des tornades avec sa faux.
Pas trop compliqué, une fois encore...

0:57 Dernière mission pour ce test: un gardien ancestral, qui crache du feu sur mes pauvres bestioles. Heureusement, je reçois le troisième tambour: la touche Triangle fait le son CHAKA, et le chant CHAKA CHAKA PATA PON ordonne aux Patapons de se mettre en position défensive. Aaaaah, le jeu se complique enfin un peu!

1:04 Je dois avouer que je m'emmêle pas mal dans les contrôles, et j'ai du mal à combattre ce dragon efficacement. Dur de placer les commandes défensives, puis d'enchaîner par une attaque sans foirer la combo! Je parviens à abattre la bête alors qu'il ne me reste qu'un seul archer... Ouf!


Vais-je continuer à y jouer? Un petit peu, par curiosité.

Pourquoi? Le concept est original, et j'ai vraiment envie de m'enthousiasmer pour ce titre différent. Mais derrière tous les gimmicks amusants et l'esthétisme certain, le jeu m'a paru assez creux. Faut dire qu'en matière de rythm games, après deux ans de Guitar Hero et à un mois (putain, un mois!) de Rock Band, on devient difficile. Je vais un peu persévérer, voir comment cela évolue et si l'aspect réflexion ou tactique prend de l'ampleur.

mercredi 27 février 2008

Ace Combat 6: Fires of Liberation



Editeur: Namco Bandaï
Développeur:Namco Bandaï
Plateformes: XBOX 360.
Date de sortie: Novembre 2007.
Genre: Top Gun.
Site Officiel.
Version testée: Version complète.


Le pitch: Votre pays est brutalement envahi par les forces ennemies. Sautez aux commandes de vos jets et restaurez le monde libre!

Le contexte: Une fois encore, tel le pédophile en repérage dans une seigneurie, je vais me pencher sur un style de jeu qui n'est pas franchement mon genre de prédilection. En matière de simulateurs de vol, en effet, j'ai peu de points de repère exaltants, à part ce bon vieux Gunship sur ZX Spectrum (les plus jeunes conviendront, à la vue du paysage rendu à travers le cockpit, qu'à l'époque, être gamer nécessitait une certaine dose d'imagination), et quelques titres arcade tels Afterburner, ou surtout l'exceptionnel R360, qu'on pouvait seulement trouver dans les salles d'arcade londoniennes, et qui coutaient 2£ la partie (gasp). Le cabinet tournait réellement à 360°, et il était fortement déconseillé d'entamer un fish & chips/Guinness avant d'essayer la bête. C'était géant, même si le jeu était bien pourri, en fait. (et non, je n'avais rien de mieux à foutre que de traîner dans les salles d'arcade quand j'allais en mini-trip à Londres. A part peut-être un bon match de foot...)

Donc voilà, jamais touché à un Flight Sim, ni à un simulateur militaire récent, c'est donc avec des yeux de rookie que je vais goûter à cet Ace Combat 6. Ready for take off!

0:02 Bien entendu, je n'ai essayé aucun des 5 opus précédents. C'est peut-être pourquoi la cinématique d'intro, avec des avions superbes, une fille qui prend le bus et un massage cardiaque entremêlés sans raison, me semble un peu opaque...

0:03 Offre spéciale gogos: on m'indique que si je le sens, je peux acheter de nouveaux avions sur le XBOX LIVE. Pas cher mon frère, à peine 200 points par avion. Ils nous prennent vraiment pour des cons, parfois. (dixit le mec qui va vraisemblablement cramer sa Visa en chansons téléchargeables le jour de la sortie de Rock Band...)

0:05 La version testée est un original, comme toujours, j'insiste, mais cette fois-ci il est loué, et je ne dispose donc pas du manuel. Les didacticiels s'imposent! Tangage et roulis gérés avec le joystick analogique; le palonnier est géré avec les boutons LB et RB. Les gâchettes pour les aérofreins ou le boost. Pour se faire la main, classique, on passe dans des anneaux. Facile, bien fait, et putain que le ciel est beau!

0:13 Deuxième tutorial: l'armement. Bouton A pour la mitrailleuse, B pour lancer un missile, et BACK pour switcher entre missile et arme spéciale. Dans ce cas-ci, 4 missiles envoyés vers 4 cibles aériennes... Les missiles normaux servent indifféremment pour viser des cibles aériennes ou terrestres, et on en dispose de 100! Je suis loin d'être un expert en aviation militaire, mais je subodore que ce qui précède suffira à faire bondir les puristes. Y a de vrais morceaux d'arcade dans ce titre.

0:22
Dernier tutorial, les ailiers. On disposera en mission d'un ailier, qui répondra aux deux ordres suivants: 'Attaque!' et 'Reviens!'. Ouais, juste comme un clebs.

0:24 Première mission. Une nouvelle cinématique revient sur la fille qui prend le bus, qui parle à sa mère d'aller danser avec les anges, de tango, de valse, de dernier roi qui sourit... Hypothèse: le scénariste rêve de films d'auteur passionnants comme une année dans le coma et se fait les dents sur ce jeu.

0:26 Je vous résume ce que j'ai compris. C'est la guerre totale entre notre pays et les Estovakiens! Déjà, c'est pas sympa. Mais pire encore, la maman n'a pas de nouvelles de sa fifille partie en voyage scolaire au musée. (je n'invente rien...) C'est dire comme il va falloir tout faire péter! Dans un hangar, je saute dans mon F-16 et c'est parti!

0:31 Je suis littéralement estomaqué par la qualité des graphismes!! Bon, c'est probablement plus facile que de modéliser les villes somptueuses d'Assassin's Creed, mais le ciel, les nuages, les traînées de fumée derrière les missiles, le rendu de la mer et de la ville... Photoréalistes. On s'y croit à fond.

0:34 Quand je descends un avion ennemi, bien loin, le son de l'explosion met un certain temps à arriver. Logique, mais bluffant.... pour quelqu'un qui ne joue jamais aux simulateurs militaires. En tout cas, dans Gunship, ça faisait 'bliip' instantanément.

0:38 Djûûû, comment faire pour changer de cible? Ils n'en parlent pas dans les tutos... J'espère qu'il y a moyen, parce que la cible choisie par défaut n'est pas toujours optimale.

0:41 Et le jeu, dans tout ça? Les combats sont acharnés, j'ai déjà descendu une bonne dizaine d'avions ennemis, et quand un missile est locké sur ma gueule, c'est le stress et les virages serrés dans tous les sens pour esquiver... Apparemment, y a ni chaff ni flares pour leurrer les missiles, et c'est bien stressant.

0:44 J'ai failli faire mon 9/11 à l'insu de mon plein gré! En faisant un virage trop serré pour éviter un missile, mon avion a décroché et a piqué droit vers un gratte-ciel!! Un gros coup d'afterburner, un gros coup de manche à balai et une demi-douzaine de 'putain, putain, ... putain!!'... Ouf, je frôle le toit!

0:47 Bon, pause! Je google pour trouver le moyen de changer de cible... Ah bon, c'est simplement Y? Je me sens un peu con.

0:50 Après une belle demi-heure de dogfights, les Estovakiens envoient un vaisseau-amiral digne des plus beaux golgoths, et nous sommes contraints de nous replier vers une base secondaire, laissant la capitale aux mains ennemies!

0:53 Nouvelle cinématique expliquant pourquoi nos voisins Estoviakiens nous mettent gaiement sur la gueule. Ils se sont ramassés une pluie de météorites qui a détruit la majeure partie de leur infrastructure. (tel le légendaire nuage de Tchernobyl, j'imagine que les météorites se sont arrêtées à nos frontières?) S'ensuivent guerre civile, prise de pouvoir par les généraux, et comme un militaire en temps de paix tend à trouver le temps long, attaque-surprise in our face!

0:57 Deux nouveaux tutoriels disponibles: l'appui électronique et le ravitaillement en cours de mission. Les choses se compliquent...

Vais-je continuer à y jouer? Oui.

Pourquoi? Graphiquement, c'est beau comme un concours scandinave de miss t-shirt mouillés, et les combats sont à la fois relativement techniques et stressants, sans pour autant atteindre une complexité qui pourrait me rebuter (bon, ça reste un jeu console tout de même). Les tutoriels progressifs donnent envie de persévérer, et j'ai envie d'essayer d'autres avions et d'autres armes! Une excellente surprise.

jeudi 21 février 2008

En bref: Cursor*10

En quelques mots, parce que je vous aime bien, je voudrais vous parler d'une petite perle qui m'a enthousiasmé récemment: Cursor*10. C'est un jeu Flash, et malgré quelques exceptions supportables, ce genre de choses m'apporte autant de plaisir que la lecture d'un bouquin de Flaubert, dont la seule évocation, 20 ans après, continue de m'envoyer des frissons d'effroi à travers l'échine, tant Madame Bovary m'a laissé entrevoir à quel point l'ennui et le vide pouvaient être insondables.


Alors certes, avec une dizaine de minutes de jeu, Cursor*10 nous offre une durée de vie plus courte que Mimie Mathy, et ses graphismes, monochromes et vectoriels, nous ramènent brutalement à l'âge de bronze du jeu vidéo. Mais il serait dommage de passer à côté, tant le concept est novateur: single-player cooperative gameplay. Ouaip, c'est un jeu solo ET coopératif! Je ne dévoilerai rien de plus, à vous de découvrir la chose si le coeur vous en dit...

Le lien est ici: http://www.nekogames.jp/mt/2008/01/cursor10.html.

Enjoy!

lundi 18 février 2008

Medieval II: Total War



Editeur: Sega
Développeur: The Creative Assembly
Plateformes: PC.
Date de sortie: Novembre 2006.
Genre: Stratégie tour par tour/temps réel.
Site Officiel.
Version testée: Version complète PC.


Le pitch: Dans l'Europe médiévale, poussez votre pays vers la suprématie économique, diplomatique et militaire.

Le contexte: Désolé, tout d'abord, pour cette insupportable interruption depuis mon dernier test. Après un petit passage sur le billard où, cela dit en passant, Bozo l'anesthésiste m'a bien fait flipper, j'ai passé une semaine COMPLETE sans jeux vidéo. Tracassé, pas envie, trop fatigué, tout ça. Un aussi long break ne m'était jamais arrivé depuis que les Game Boy permettent de partir en vacances sans perdre le sourire, c'est dire. Heureusement, tout semble rentré dans l'ordre, et c'est avec grand plaisir que je vais pouvoir attaquer Medieval II: Total War, qui traînait dans un coin depuis un bon bout de temps.

Total War. Je suis curieux.

J'ai une tendresse toute particulière pour les jeux de stratégie tour par tour. Battle Isle, Civilization, Jagged Alliance, X-Com, ou encore Heroes of Might and Magic, ont bouffé avec voracité mes temps libres depuis des lustres, et il y a peu de choses, à part peut-être les fesses d'Alizée, qui m'enthousiasment autant que la perspective d'une longue session nocturne sur un tel jeu.

Par contre, s'il y a bien un genre de jeu que j'évite comme la peste, ce sont les STR. La plupart des strat' temps réel (pas de namedropping, ils se reconnaîtront) se résument à combiner de manière optimale une masse inquantifiable de raccourcis clavier, afin d'être le premier à balancer sur la tronche ennemie une quantité suffisante d'unités ultimes. Il y a approximativement autant de stratégie que dans une bonne partie de Pong, et les meilleurs joueurs sont généralement ceux qui ont le plus d'heures de Mavis Beacon derrière eux.

Alors Total War, avec sa partie tour par tour et ses batailles épiques en temps réel, ça va le faire ou pas?

0:02 Lors de l'installation, le jeu me demande d'introduire une CD-key composée d'un nombre interminable de caractères. Passionnant.

0:14 Et douze bonnes minutes plus tard, l'installation (deux dvd, quand même) est enfin terminée. Au moins, j'ai pu feuilleter une bonne partie du manuel.

0:15 Et quand je lance le jeu, il coince: 'Veuillez insérer le disque de jeu'. Sur les 2 DVD, il est marqué: 'Le Jeu'. Superbe.

0:16 La cinématique d'intro est une scène de combat quelconque, puis on arrive dans le menu principal. Options graphiques: un système d'autodétection venu d'ailleurs choisit une résolution de 1024x768, malgré une GeForce 8800 GTX et un moniteur LCD qui pleure sa mère en dessous de 1280x1024... Pas top, tout ça.

0:18 Bon, l'Histoire, c'était pas franchement ma cup of tea, à l'époque, et l'ère Médiévale, je situe ça grosso modo au 14°, 15° siècle. Alors quand le tutorial, la bataille d'Hastings, me place en... 1066, ça surprend un peu. Cinq minutes de Wikipedia plus tard, et j'ai rattrapé six mois de cours. C'est magique.

0:21 Voilà le topo du tutorial: Guillaume II, aussi surnommé 'Cra Roucha' quand il a le dos tourné, va traverser la Manche pour s'emparer de Londres et Nottingham, tout en protégeant sa ville d'origine, Caen. Et je dois l'assister.

0:23 Par défaut, les vues caméra pivotent grâce aux touches 1 à 6 du pavé numérique. Va falloir s'y faire! Aussi, pour sélectionner toutes ses unités, CTRL-A: ça c'est logique. A part que ça ne marche pas, clavier francophone oblige, il faut taper CTRL-Q à la place. Pff... Rien de catastrophique, les touches sont configurables, mais toutes ces petites emmerdes depuis vingt minutes illustrent à merveille pourquoi le marché du jeu sur console se porte si bien.

0:24 Allez, la bataille commence. Ma mission, si je choisis de l'accepter, est de protéger les arrières de l'armée principale de Guillaume. Pour ce faire, je dispose de cavalerie, d'archers, et de vougiers (lances). Un peu comme dans Pierre, papier, ciseaux (mais en mieux), chaque corps d'armée a ses forces et faiblesses. Les archers, ces fourbes, arrosent les vougiers à distance, les cavaliers piétinent les archers, et en cette époque bénie où il n'y avait ni Gaïa, ni Greenpeace pour fondre en larmes à la moindre bestiole égratignée, les vougiers crèvent allègrement les chevaux à coup de pique. Good times.

0:26 Ma mission est un succès: l'armée ennemie est en déroute, et je suis appelé pour prêter main forte à Guillaume. Le chef ennemi, Harold, se ramasse alors une flèche perdue (je ne sais pas si cet incident est scripté ou pas), ce qui sème le désarroi dans les rangs. Victoire!

0:32 Après ce flamboyant succès, un second tutorial va m'apprendre les bases de la campagne (la partie tour par tour), et les techniques de siège. La carte de campagne est assez claire. Les armées, représentées par un personnage surdimensionné par rapport aux villes, donne un petit air Godzilla un peu étrange, mais c'est néanmoins lisible. Chaque tour de jeu représente 3 mois... c'est du grand-stratégique.

0:35 Je dois amener mon armée à Londres, pour faire le siège de la capitale. J'ai le choix: soit je campe devant les portes de la ville et j'attends patiemment (1 an, deux ans...?) que tout le monde crève de faim à l'intérieur; soit je me confectionne un joli bélier pour exploser les portes de la ville, et ensuite, avec allégresse, on égorge les orphelins et on viole les femmes (à l'exception notoire de Camilla, même les militaires ont leurs limites). Ouais, ça me paraît un bon plan.

0:41 Y a des métiers sympa (rentier, testeur de jeux vidéo) et y a des métiers pas top (journaliste chinois, Pluto,...). Dans cette dernière catégorie, je vais inclure pousseur de bélier. Vingt de mes gars poussent péniblement un énorme bélier vers la porte d'entrée, tandis que sur les remparts, les archers anglais leur balancent des flèches enflammées. La moitié de mes hommes y restent, mais le bélier arrive à destination! La porte finit par céder! A l'assaut!

0:45 Bon, j'ai pas fait l'ecole des Cadets, et ça se sent un peu. Je ne sais pas trop quelles unités envoyer pour pousser la ligne de front à l'intérieur des remparts. J'essaie de procéder subtilement, par vagues successives, mais en fin de compte, c'est vraiment le bordel autour de cette porte.

0:46 Graphiquement, en zoomant à fond, c'est très mignon. Mais il ne faut pas rêver. Pour jouer correctement, il faut un aperçu d'ensemble, dézoomé au maximum. Les superbes screenshots comme celui ci-dessus sont donc assez secondaires.

0:49 J'ai deux fois plus d'hommes que l'adversaire, ce qui facilite ma percée dans la ville. Celle-ci se rendra si mes troupes occupent librement la place principale pendant trois minutes.

0:53 C'est fait! Londres est à moi! 3 choix affriolants s'offrent à moi: occuper simplement la ville, la mettre à sac ou carrément exterminer la population! Ah aaaah... Je tiens enfin ma revanche pour cette putain de soirée de juin 1990! Die suckers die!

0:56 Pour terminer le tutorial, je dois encore prendre la ville de Nottingham. Entretemps, sur la carte stratégique, diplomates, marchands et assassins s'affairent pour le bien de la nation...

1:12 Tout comme Londres, Nottingham tombe entre mes mains. Les commandes commencent à devenir naturelles. Dans le même temps, Caen est attaqué, je suis donc cette fois dans la peau de l'assiégé. Mais comme je dispose de plus de troupes que l'ennemi, le conseiller me propose de tenter une sortie. Le champ de bataille se transforme rapidement en foutoir indescriptible, mais je réussis à m'imposer: il me reste 200 soldats sur les 500 dont je disposais, alors que l'adversaire a perdu la quasi-totalité de ses 400 hommes. J'ai réussi le tutorial, maintenant je peux tenter la Grande Campagne (capturer 45 régions dont Jérusalem), qui promet des semaines d'effort!

4:20 Une fois n'est pas coutume, j'estime qu'il faut creuser un peu la partie stratégique pour pouvoir me faire une idée plus correcte de la valeur de M2:TW. J'ai donc entamé la Grande Campagne avec les Anglais. Durant plusieurs heures, j'ai levé des armées pour m'assurer le contrôle complet des îles britanniques en exterminant les écossais, et en écrasant les rebelles irlandais. L'envoi d'espions dans les places ennemies m'a permis d'avoir une meilleure idée de la taille des armées ennemies, tandis que mes diplomates scellaient une alliance nécessaire avec la France (combattre simultanément sur deux fronts n'est pas une trop bonne idée, demandez à Adolf).

Ensuite, Bruges et Anvers ont aussi été annexés, et si je veux continuer mon expansion, il va bien falloir casser du Français tôt ou tard. Mais si je fais ça, c'est le Pape qui va me tirer la gueule, et ma populace n'aime pas trop ça... Bon, on verra ça demain!


Vais-je continuer à y jouer? Oui.

Pourquoi? Presque à contrecoeur, je dois admettre que les batailles en temps réel sont terriblement prenantes, une fois les contrôles assimilés. Et du côté stratégique, on peut se perdre avec plaisir dans les méandres diplomatiques et économiques.

Medieval 2, est donc, en quelque sorte l'Ice Tea-Cointreau du jeu vidéo. Un mélange risqué et complètement improbable, mais qui fait mouche, et qui est la garantie de longues nuits de pur plaisir. Essayez!

Merci à Yvogoth pour le prêt du jeu. Je peux le garder encore un peu?

lundi 4 février 2008

Devil May Cry 4



Editeur: Capcom
Développeur: Capcom
Plateformes: PS3, XBOX 360, PC.
Date de sortie: 08/02/2008.
Genre: Action virevoltante.
Site Officiel.
Version testée: Démo XBOX 360.


Le pitch:Dans ce quatrième opus, il va falloir délivrer une donzelle kidnappée par les hordes du mal, en éliminant au sabre et avec deux gros flingues des vagues incessantes d'ennemis.

Le contexte: La série Devil May Cry nous joue depuis 2001 la carte de Dante, un bel albinos stylisé, affrontant la mort dans les yeux, avec le sourire assuré et l'air hautain du mec qui a son nom dans tous les magazines. Je suis d'une hétérosexualité si désespérément classique, que j'éprouve un peu de mal à tomber sous le charme de ce bellâtre, mais je dois néanmoins admettre que dans le temps, j'avais apprécié le premier épisode de DMC: une ambiance sombre, un bestiaire original (avec, particulièrement, ces marionnettes géantes bien flippantes), et un système de combat assez nerveux. Je n'ai pas essayé le deuxième opus parce que les critiques disaient, en gros, qu'il valait mieux se crever un oeil que d'y toucher (je paraphrase); et je n'ai pas joué au numéro 3 parce que je n'avais pas joué au 2. Pour fêter son arrivée sur les consoles-qui-font-vendre-des-télés-HD, testons gaiement la démo de DMC 4 (même si j'ai un peu de mal avec cet acronyme).

0:01 La démo propose abruptement deux modes de jeu: Mission Exterminator, et Mission Executioner. Tout en finesse. Le premier mode vous donne dix minutes pour progresser dans le jeu. Le second vous met directement face à un boss. On ne va pas se mentir: cela implique donc que le test qui va suivre se basera sur dix minutes de gameplay, plus un boss. Y en a qui se font pas chier... Mission Exterminator pour commencer.

0:03 L'écran de chargement nous affiche les contrôles du héros... Nero! Où est passé Dante? Autant pour moi, il y a probablement eu l'un ou l'autre twist scénaristique durant la trilogie qui m'a échappé.

0:04 Cela dit, Nero est un grand albinos avec deux flingues et une grosse épée. Ca c'est original. Frère jumeau, clonage humain, faute de frappe?

0:05 Premiers combats: X pour les flingues, Y pour l'épée, et B pour invoquer le Devil Bringer, une espèce de prise de catch qui fait bien mal aux cervicales. Les premiers affrontements sont très faciles, surtout avec le Devil Bringer, dont l'usage semble illimité. Les cadavres rejettent des orbes rouges (cristallised demon blood), qui me serviront de power-up, j'imagine.

0:07 Graphiquement, ça claque bien, en tout cas pour les décors. Petites fleurs, vieilles pierres, ennemis détaillés, c'est du tout bon. Ce qui me gêne un peu, par contre, c'est l'animation du personnage. Nero court comme une pouffiasse en talons aiguilles, et quand il saute, c'est principalement pour atteindre les sommets du ridicule.

0:08 Certaines caisses contiennent des orbes vertes: cristallised demon... fluid !? J'aime autant ne pas en savoir plus sur leur origine.

0:11 Dans une remise, 3 ennemis me bloquent le passage. Après leur massacre, je me rends compte que je ne peux plus revenir en arrière, la porte est scellée. Bonjour la liberté...

0:13 Cut-scene: des démons, probablement issus du neuf-trois, dansent la tektonik sur le toit de bagnoles qui crament.

0:15 Je ramasse un crâne ancestral qui me permet de jeter un filin, à la Spiderman. Yes, ça va génial! Mouais, à part qu'il faut être à un endroit précis pour utiliser ce skill, et qu'on n'a aucun pouvoir de décision sur la direction du filin. Bref, on est bien sur des rails, merci de ne pas se pencher hors du wagonnet.

0:16 Le chrono indique 10 secondes restantes, et la démo s'arrête en plein milieu d'un combat.
Comme j'ai pas mal flâné en chemin, je vais refaire une tentative en me grouillant un peu.

0:23 En six minutes à peine, je refais le chemin. Quelques instants après, je débloque deux nouvelles combos (RB+Y+ stick en haut et RB+Y+ stick en bas), qui offrent directement un peu de variété dans les affrontements.

0:26 Dans une maison du port local, je trouve des ennemis ayant une lame de faux à la place de la jambe. Effrayants à première vue, mais l'usage répété du bouton B (Devil Bringer) rend la lutte trop disproportionnée, malgré une caméra fixe qui a un talent certain pour se placer au mauvais endroit.

0:28 Un gros bouton à pousser pour descendre un pont-levis, mais le bouton reste bloqué. Nourri au Zack & Wiki depuis deux semaines, mon incomparable cerveau se met en mode puzzle-solving, mais une cinématique expéditive me ramène à la réalité: de rage, Nero flingue la console, et comme par magie, le bouton passe au vert et le pont-levis descend. Mouais.
Et juste après, le chrono s'arrête à nouveau. Je me demande s'il y a une fin à atteindre, ou si on joue en continu 10 minutes, sans but final... Allez, je tente une dernière fois.

0:41 Les transitions sont bizarres. On passe du port (grand soleil et impression générale de chaleur) à un monde enneigé où le blizzard fait rage. Mais c'est peut-être juste la manière dont la démo est découpée.

0:44 Alors qu'il me reste 40 secondes au compteur, j'arrive enfin au boss, Berial, une espèce de Démon minotaure enflammé. Bien entendu, je commence à peine à me battre, que la démo s'arrête... Grrrr! La frustration! Imaginez-vous au pieu avec Sharapova, et au bout de 40 secondes, elle vous fout dehors. (mmmh... ça serait peut-être suffisant, au fait...?)

0:45 Alors voilà, il me reste un petit quart d'heure pour tester le mode Mission: Executioner.

0:49 Je refais, libre de tout chrono, les derniers instants de la campagne décrite ci-dessus, pour me retrouver devant Berial (cfr screenshot ci-dessus). Autant les combats précédents manquaient singulièrement de mordant, autant Berial me semble coriace.

0:52 Il y a pas mal de bonus de vie à ramasser, mais malgré cela, le démon semble quasiment invincible. Dès que je le touche, il m'envoie une ruade violente. Et les flingues sont sans effet.

0:53 Mort. On remet ça.

0:58 Mort. On remet ça.

1:05 Mort. On en reste là. Je suis naze.

Vais-je continuer à y jouer? Non.

Pourquoi? J'ai du mal à accepter l'aspect exagérément linéaire du jeu, la caméra fixe et les animations très moyennes de Nero. Le contraste entre les combats hyper-faciles et le boss indestructible est aussi un peu étrange. Peut-être que sur la longueur, les nouvelles combos rendront les combats plus intéressants, mais ce que j'ai vu ne me plaît pas trop. A essayer avant d'acheter, au minimum. Et si, pour une fois, les versions PS3 et XBOX 360 se valent, il est à noter que la version Microsoft coûtera 10 boulettes en moins. Pauvre Sony...


Footer note: jusqu'ici, j'ai toujours mis un point d'honneur à updater ce blog au minimum une fois par semaine... On a ses principes. Il se pourrait cependant que le prochain test soit un peu décalé, pour cause de petite intervention chirurgicale. Rien de bien grave, et comme ça va se passer sous anesthésie locale, je vais pouvoir mettre toutes ces heures de Trauma Center à profit pour recadrer un peu le chirurgien s'il se met à déconner. Vivement jeudi!

Merci pour votre patience, votre fidélité, tout ça.